Ce livre critique les mesures que des institutions internationales (surtout le FMI) appliquent pour favoriser la mondialisation. La libéralisation des marchés, la privatisation d'entreprises publiques et la mise en oeuvre de politiques macroéconomiques néo-classiques sont la condition pour l'attribution d'aides financières par le FMI aux pays en développement. Stiglitz est d'avis que ces politiques peuvent avoir des effets pervers à court terme, et qu'il ne faut pas les mettre en oeuvre à tout prix, même si les effets à long terme seront favorables.
Ce livre n'est pas résolument contre la mondialisation, mais il va à l'encontre des moyens qui sont appliqués par le FMI pour y arriver. Stiglitz est d'avis que la mondialisation peut améliorer le sort des pauvres, mais seulement si le FMI change son comportement.
Finalement on peut dire que la critique est réussie, qu'elle ne repose pas sur des mythes, et qu'elle est fondée économiquement (ce qui n'est pas surprenant, vu que Stiglitz a reçu le prix en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel).