On connaît plus le splendide Orphée et Eurydice de Gluck que cette merveilleuse Iphigénie. C'est bien dommage : la pureté mélodique de Gluck est ici exceptionnelle, et l'ensemble des interprètes (y compris le magnifique basse Laurent Naouri) lui rende justice. On peut réécouter à satiété l'air Malheureuse Iphigénie de Mireille Delunsch. On peut aussi savourer les couleurs orchestrales qui traduisent le dram d'une façon on ne peut plus moderne. Du baroque doux et mélodieux, toujours habité : c'est une pure merveille.