La claque. Je me suis d'abords dis que c'était encore un groupe hype le temps de 2 saisons, un truc pour faire plaisir aux hipsters ou aux "jeunes branchés". FAUX (comme dirait Norman). Certes ils ont beaucoup d'aspects d'un groupe indie commun, mais là il y a vraiment quelque chose en plus, je ne sais pas quoi, mais WU LYF ont ce truc. Et j'ai pas envie de rejoindre la théorie perpétuelle du complot, j'ai envie de croire que ces gamins (env. 19 ans) sont si secrets par conviction et non pas par stratégie de marketing.
Cet album dégage une amplitude sonore géniale, une vague de son (non, pas le mur du son de Phil Spector et ses 126'735 violons). Il y a cet orgue omniprésent, cette basse rageuse et syncopée, cette guitare qui ponctue si bien la mélodie et cette batterie aux accents de rites vaudou. Et là où WU LYF se démarque le plus des autres groupes "du même genre", c'est par le chant: plus scandé que chanté, plus primal que travaillé, qui donne l'impression d'un Joe Strummer épileptique! Cet album s'écoute d'une traite. Il respire la spontanéité. Rien à voir avec les mièvreries indie-pop du genre de coldplay et de son insupportable chris martin ou du plagiat extrême de Beady eye et de son détestable et vomitif Liam Gallagher (c'est bon, j'ai terminé de vomir sur des chanteurs, ces deux sont les seuls que je ne supporte pas). Non, cet opus, sans être à la pointe de l'innovation, apporte un vent frais, qui se transformera peut-être en cyclone, qui sait?
J'ai choisi d'y croire, de prêter allégeance à la fondation de la jeunesse lucifer (WU LYF = World Unit Lucifer Youth Foundation)