Les musiciens l'appelaient "Sassy" ou "Sass". Pour le public, c'était "la Divine"... Une carrière impressionnante (près d'une centaine d'enregistrements, une technique époustouflante, des rencontres inoubliables - Charlie Parker, Diz, Miles, Roy Haynes...). Jusqu'au bout,
Sarah Vaughan (1924-1990) allait figurer au top du jazz vocal (aux côtés d'Ella et Lady Day), quand bien même elle souffrait d'un cancer des poumons (elle était connue pour être une fumeuse invétérée). Aussi, il est clair que dans la discographie de Sassy, les disques parus sur les labels Mercury et Emarcy sont ex-cep-tion-nels. Aucun doute là-dessus. Bref, tout ce qu'elle a enregistré entre 1955 et 1963 est à proprement parler hallucinant. Pour moi, elle atteint l'apogée de son art à cette époque précisément, le concert au Tivoli de Copenhague clôturant de façon magistrale cette époque savoureuse. Viennent ensuite sa production sur les label Roulette (
After Hours) et Pablo (
Crazy And Mixed Up), des disques que l'on ne saurait bouder également (la chanteuse gagne alors en profondeur).
Com' à développer...