2010. Sur une planète peuplée de chanteurs androïdes créés de toutes pièces par les maisons de production, de nombreux clans se sont formés : les gorilles rappeurs, les Françaises à l'accent américain, ou encore les imitateurs de chanteurs morts. Tous partagent une même philosophie : l'apparence d'abord, la thune ensuite. Heureusement, les Américains (toujours eux) ont pu inventer une machine à remonter le temps, laquelle libère périodiquement un voyageur venu tout droit des années 60-70. Parfois, celui-ci supporte mal le décalage horaire et sort de la machine en titubant, la bouche pleine de gros mots, comme cette pauvre
Amy, mais il arrive aussi que la machine dépose son passager frais comme une fleur ; c'est le cas ici.
Les airs sont simples, rythmés, la voix n'est pas forcée et dès les premières chansons, on sait qu'on tient un album agréable aussi bien en écoute solo qu'en fond de soirée tranquille avec des amis. Moi qui ne suis absolument pas un connaisseur de musique soul ou funk, j'aime beaucoup. Ta ta taa... l'avenir serait-il au passé ?