Voici un film qui sort des sentiers battus du sentimentalisme à la guimauve, hautement prévisible, lisse comme savent nous le servir les réalisations cinématographiques de base, dégoulinant de nos écrans cinéma, accrochant le spectateur à grands renforts de bruits savamment orchestrés et effets misérables.
L'oscar du meilleur réalisateur récompensa à juste titre Gus Van Sant pour "Good Will Hunting" (1997) dont le scénario fut co-écrit par Matt Damon et Ben Affleck.
Matt Damon (Will Hunting) campe un personnage troublant, aux facultés intellectuelles hors normes, brillant mathématicien, lecteur avide et rapide de différents genres, à la mémoire exceptionnelle et pourtant, simple homme de ménage dans la célèbre université nord-américaine du MIT.
De tels génies existent. Si Albert Einstein est cité dans le film, le mathématicien indien Srinivasa Ramanujan (1887 - 1920) est une découverte pour le profane et vient à l'esprit du professeur de mathématique, Gerald Lambeau récompensé de la médaille Fields, dans le film.
Au-delà de l'impression que produit le génie chez les personnes que Will Hunting rencontre, aime ou de qui il est aimé, c'est le pourquoi de son mal-être qui tisse la trame de ce film à la faveur de la rencontre, dans la durée, d'un autre personnage complexe, brillant, psychologue, Sean Maguire interprété par Robin Williams.
Connaître son passé, l'assumer pour aller de l'avant : l'enseignement de ce film est riche.
Je remercie mes deux amis américains anciens étudiants du MIT de m'avoir invité à découvrir ce très beau film.