Goodbye And Hello, sous sa pochette jaune et souriante, est un des meilleurs albums de Tim Buckley, artiste folk américain on ne peut plus maudit (pas mal de ses albums foireront au hit-parade de l'époque, mais heureusement, sont devenus incontournables depuis). L'album, son deuxième, date de 1967. Pour ce disque produit par Jac Holzman et Jerry Yester, Buckley Sr est entouré des guitaristes Lee Underwood, Brian Hartzler et John Farsha (lui-même joue de la guitare), des bassistes Jimmy Bond et Jim Fielder, du claviériste Don Randi (Jerry Yester en joue aussi), des percussionnistes Dave Guard, Carter Collins et Eddie Hoh, et Henry Diltz (photographe) joue de l'harmonica.
Réédité en 2001 en mix avec le premier album (éponyme) de 1966, Goodbye And Hello est le premier sommet de Buckley (Tim Buckley étant un premier album sympa, mais inégal). Goodbye And Hello, lui, est tout sauf inégal. De No Man Can Find The War à Morning Glory, en passant par Pleasant Street, I Never Asked To Be Your Mountain, Phantasmagoria In Two et le longuissime (presque 9 minutes) Goodbye And Hello, tout, sur les 42 minutes de l'album, assure. La voix de Buckley, ses sublimes textes, tout concourt à faire de ce deuxième album un de ses classiques absolus. Même si je préfère quand même Starsailor et surtout Lorca, plus difficiles d'accès et plus recherchés (mais moins touchants, sans doute). Bref, si vous aimez la musique folk, je ne saurais trop vous conseiller d'écouter Tim Buckley, ses albums sont géniaux, et Goodbye And Hello est vraiment un des meilleurs !