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Sur le papier, la réunion au sommet que représente Gorillaz suscite la curiosité. Jugeons plutôt : Dan The Automator, producteur vedette du hip-hop west coast, membre de Dr Octagon et Deltron 3030, croise le fer avec Damon Albarn, Blur. Que du beau monde, donc, méfiance ! À tort car, sans aucune autre prétention que le fun, le projet s'attelle au jouissif télescopage des disciplines (graphisme, multimédia) et des genres à la pointe que sont dub et hip-hop, servant ici admirablement la voix d'Albarn. Si les influences se bousculent au portillon (on songera forcément à Beck et UNKLE), l'ensemble n'en demeure pas moins singulier et ce, même en dépit de la brochette de stars invitées – le Cubain Ibrahim Ferrer, découvert par le grand public avec le Buena Vista Social Club, Miro Hatori de Cibo Matto et le Tom Tom Club, excusez du peu ! Funky, classe et sans complexe, Gorillaz a tout pour plaire aux amateurs de fusion prompts à emprunter les plus saugrenues des passerelles. --Hervé Comte
Critique
Le vingt-et-unième siècle s’ouvre avec l’arrivée d’un objet musical non identifié auquel personne ne s’attendait. Après un maxi (Tomorrow Comes Today, 2000) qui avait beaucoup fait parler de lui dans les clubs londoniens, Gorillaz sort son premier album. Aux commandes, Jamie Hewlett, le papa de la BD Tank Girl, et Damon Albarn, l’ancien leader à mèche blonde de Blur. Le premier dessine et anime ce groupe-concept, composé de quatre personnages virtuels et complètement déjantés : 2-D, Murdoc, Noodle et Russel. Le deuxième se charge de la musique, bien présente derrière ces frimousses cartoonesques, s’offrant les services de Dan Nakamura dit « The Automator ».
L’album est précédé de quelques jours par le célèbre single « Clint Eastwood », fort de son refrain accrocheur et ses « oooh oooh oooh » tout droit sortis de la jungle de la pop. Gorillaz connaît un succès mérité : l’album (et tout ce qui va avec : livret, pochette, clips, site internet…) surprend avant tout par son éclectisme joyeux et son graphisme coloré.
Dan « The Automator » étant une référence de la production hip-hop West Coast, on n’est guère étonné d’entendre avant tout des beats d’obédience rap. Mais, très vite, les guitares rock et les mélodies pop viennent semer la zizanie, offrant dix-sept chansons inventives qui oscillent d’un genre à l’autre… Les références fourmillent, entre le funk de l’époque Motown, les rythmes latinos et la pop so british délicieusement interprétée par un spécialiste du genre, Damon Albarn. Les invités surprennent également. Ibraham Ferrer du Buena Vista Social Club chante un très beau « Latin Simone (¿Qué Pasa Contigo?) », tandis Tina Weymouth (ex-Talking Heads) et Miho Hatari poussent la chansonnette sur « 19-2000 » ou « Re-Hash ».
Dansant, ludique, accompagné d’une identité visuelle très forte, la musique de Gorillaz réussit dès ce premier album à s’imposer, aussi bien dans les milieux dits « undergound » qu’auprès du grand public. Ce mélange à la fois typiquement pop et curieusement varié, atteste l’immense culture musicale de Damon Albarn et fait mouche.
Sophie Rosemont - Copyright 2012 Music Story
L’album est précédé de quelques jours par le célèbre single « Clint Eastwood », fort de son refrain accrocheur et ses « oooh oooh oooh » tout droit sortis de la jungle de la pop. Gorillaz connaît un succès mérité : l’album (et tout ce qui va avec : livret, pochette, clips, site internet…) surprend avant tout par son éclectisme joyeux et son graphisme coloré.
Dan « The Automator » étant une référence de la production hip-hop West Coast, on n’est guère étonné d’entendre avant tout des beats d’obédience rap. Mais, très vite, les guitares rock et les mélodies pop viennent semer la zizanie, offrant dix-sept chansons inventives qui oscillent d’un genre à l’autre… Les références fourmillent, entre le funk de l’époque Motown, les rythmes latinos et la pop so british délicieusement interprétée par un spécialiste du genre, Damon Albarn. Les invités surprennent également. Ibraham Ferrer du Buena Vista Social Club chante un très beau « Latin Simone (¿Qué Pasa Contigo?) », tandis Tina Weymouth (ex-Talking Heads) et Miho Hatari poussent la chansonnette sur « 19-2000 » ou « Re-Hash ».
Dansant, ludique, accompagné d’une identité visuelle très forte, la musique de Gorillaz réussit dès ce premier album à s’imposer, aussi bien dans les milieux dits « undergound » qu’auprès du grand public. Ce mélange à la fois typiquement pop et curieusement varié, atteste l’immense culture musicale de Damon Albarn et fait mouche.
Sophie Rosemont - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
2001. Le premier dessin animé musical électro pop rock, un manga-karaoké super malin signé Dan The Elevator (bruiteur allumé) et Damon Albarn (leader touche à tout de Blur). Mega hit clipé façon " Princesse Mononoké " relookée par Takeshi Kitano : " Clint Eastwood ".
Descriptions du produit
Gorillaz (Explicit) [ECD], Gorillaz, CD