Grand Corps Malade

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Biographie

Ses parents écoutaient Jacques Brel, Georges Brassens et Barbara. Enfant, devant sa mère bibliothécaire, il chante ou récite des poèmes. Plus tard, il est fan inconditionnel de Renaud, puis de rap français. Le dénominateur commun : les textes et l'amour des mots qu'il cultive très tôt.

Pourtant, Fabien Marsaud, né le 31 juillet 1977 à Saint Denis, se vouait à une toute autre vie que celle qu'on lui connaît aujourd'hui. Sportif, l'adolescent prépare un DEUG sport-étude à l'université de Paris X pour devenir professeur de sport et rêve même d'une carrière professionnelle dans le basket-ball. ... Lire la suite

Ses parents écoutaient Jacques Brel, Georges Brassens et Barbara. Enfant, devant sa mère bibliothécaire, il chante ou récite des poèmes. Plus tard, il est fan inconditionnel de Renaud, puis de rap français. Le dénominateur commun : les textes et l'amour des mots qu'il cultive très tôt.

Pourtant, Fabien Marsaud, né le 31 juillet 1977 à Saint Denis, se vouait à une toute autre vie que celle qu'on lui connaît aujourd'hui. Sportif, l'adolescent prépare un DEUG sport-étude à l'université de Paris X pour devenir professeur de sport et rêve même d'une carrière professionnelle dans le basket-ball. Il joue d'ailleurs avec l'équipe d'Aubervilliers en Nationale 3 au poste d'ailier. Mais le jour de son vingtième anniversaire, alors qu'il est éducateur de colonies de vacances, il fait un plongeon dans la piscine qui lui est fatal. Les médecins lui annoncent qu'il est tétraplégique et qu'il ne marchera plus.

Fabien Marsaud ne s'avoue pas vaincu et parvient, au bout d'une année complète de rééducation, à recouvrer l'usage de ses membres. Pendant sa convalescence, il se met à écrire. Baignant dans la culture hip-hop, il aurait pu finir par faire du rap. Mais en 2003, il découvre le slam, un excercice qui consiste à déclamer, en duel, de la poésie. Sa voie semble trouvée. Il sent qu'une nouvelle vie s'offre à lui et il se met à écumer les petites salles parisiennes pour déclamer ses vers, et opte pour le pseudonyme de Grand Corps Malade.

Les premières réussites

Accompagné de John Pucc'Chocolat et du collectif 129H, Grand Corps malade parcourt pendant trois ans les scènes ouvertes. Pour des vers déclamés, un verre offert : c'est le principe. Il se fait un nom dans le milieu du slam et gagne ses galons en remportant les premiers grands tournois de France, le « Bouchazoreill' » à la Boule Noire et au Trabendo, le « Slam United » à la Java, trois scènes de l'est parisien ouvertes au genre. Avec ses compères John Pucc'Chocolat et Ami Karim, il anime en 2004, au Café culturel de Saint Denis, des soirées consacrées au slam, les « Slam'Alikoum ». Parce que ce genre est un art collectif et pour le faire partager au plus grand nombre, il crée un spectacle intitulé Le Cercle des poètes sans instru avec d'autres slameurs : Droopy, Techa, les 129H et John, présenté lors de nombreux festivals. Les premières parties s'enchaînent, comme celles d'Elie Semoun ou de Cheb Mami.

En 2005, Grand Corps Malade participe activement au développement du slam en France en structurant ses activités autour de l'association Flow D'Encre, et distille ainsi ses mots dans les écoles, les hôpitaux, les centres sociaux et les MJC. Il transmet ainsi aux jeunes l'envie d'écrire.

De slam et de musique

Bien que le slam soit un art a cappella, Grand Corps Malade fait une entorse à la règle. Il saute en effet sur l'occasion que lui présente un ami compositeur, S Petit Nico, qu'il rencontre dans les scènes slam, de mettre ses textes en musique. En 2005, ils entrent tous deux en studio pour mettre au point un album. Sa rencontre avec Jean Rachid, un comédien humoriste reconverti à la production (et gendre de Charles Aznavour), va accélérer le mouvement. Celui-ci parvient à faire venir les professionnels du disque au studio d'enregistrement. Valéry Zeitoun, directeur artistique du label AZ convaincu par le potentiel commercial de « GCM », lui fait signer un contrat. L'album Midi 20 sort le 27 mars 2006.

En même temps qu'il découvre Grand Corps Malade, le public découvre l'univers du slam. Le parcours personnel de Fabien Marsaud touche les auditeurs autant que sa poésie et ses prouesses en la matière. La réussite de l'album se transforme en un grand succès commercial, et engendre un phénomène dont rendent compte les médias, jusqu'alors rétifs à la scène hip-hop. L'humoriste Edouard Baer lui ouvre les portes de la scène en l'incluant dans son show, Grand Cabaret. Les 15 et 16 mai 2006, le slammeur remplit la Cigale (Paris).

Grand Corps Malade connaît l'apothéose avec les deux Victoires de la musique qu'il obtient dans les catégories « Album révélation de l'année » et « Révélation scènique » au printemps 2007. En lice pour le Prix Constantin, avec d'autres représentants de la nouvelle scène hexagonale, il rate de peu la récompense, attribuée à Abd Al Malik, autre slammeur venu du hip-hop. Qu'importe pour Grand Corps Malade qui ne connaissait même pas ce prix avant sa nomination ; ce qui compte pour lui, c'est de continuer à partager ses textes avec le public. C'est chose faite grâce à son tourneur-producteur Jean-Philippe Bouchard, producteur de l'humoriste marseillais Titoff, qui lui fait faire une tournée de 120 dates à travers la France. Pendant ce temps, Midi 20 s'écoule à 500 000 exemplaires, et se classe troisième meilleure vente d'albums sur toute l'année.

« Ça peut ché-mar »

Dès lors, le nom de Grand Corps Malade commence à apparaître sur d'autres albums : un hommage à Georges Brassens (Putain de Toi) sur lequel il reprend « Les Trompettes de la renommée », ainsi que deux titres de La Mécanique du Coeur de Dionysos. Dans l'émission La Musicale de Canal+ consacrée à Serge Gainsbourg, il déclame « Melody Nelson ». Plus confidentiellement, on peut l'entendre sur le disque Musique des Lettres de Rouda, avec qui il réalise le duo « Juste une période de ma vie ».

Victime de son succès, Grand Corps Malade est aussi le prétexte de diverses parodies, des Guignols de l'info de Canal+ à Fatal Bazooka de Michaël Youn, et Renaud qui épingle davantage le phénomène que sa personne dans la version live de sa chanson « Les Bobos » (Tournée Rouge Sang, 2008).

Le 31 mars 2008, deux ans après Midi 20, Grand Corps Malade publie son deuxième album, Enfant de la Ville. L'entourage du slammeur-vedette est mis à contribution, de S Petit Nico à John Pucc'Chocolat, mais également les rappeurs Kery James et Oxmo Puccino. Une grande tournée est mise sur pied pour le printemps et l'été, ce qui n'empêchera pas Grand Corps Malade de continuer à donner des cours et des représentations dans des écoles et des maisons de retraite.

Roméo kiffe Juliette

Devenu l'emblème français du slam en quelques années, Grand Corps Malade publie son troisième album 3ème Temps le 18 octobre 2010. Le disque enregistré sous la houlette de Dominique Blanc-Francard au Labomatic comprend notamment le duo avec Charles Aznavour « Tu es, donc j'apprends », deux duos avec la chanteuse lyrique Elise Oudin-Gilles (dont la reprise de « Summertime » dans « L'Heure d'été ») et le premier single, « Roméo kiffe Juliette ». Après ce nouveau succès (n°3 au top albums) Grand Corps Malade quitte Universal pour rejoindre Believe. Pour éviter de lasser avec un style par essence limité, Grand Corps Malade fait appel à Ibrahim Maalouf pour son quatrième album. Funambule qui sort en octobre 2013 compte aussi sur les présences de Sandra Nkaké, Francis Cabrel et Richard Bohringer. Copyright 2014 Music Story Nadia Hammami

Ses parents écoutaient Jacques Brel, Georges Brassens et Barbara. Enfant, devant sa mère bibliothécaire, il chante ou récite des poèmes. Plus tard, il est fan inconditionnel de Renaud, puis de rap français. Le dénominateur commun : les textes et l'amour des mots qu'il cultive très tôt.

Pourtant, Fabien Marsaud, né le 31 juillet 1977 à Saint Denis, se vouait à une toute autre vie que celle qu'on lui connaît aujourd'hui. Sportif, l'adolescent prépare un DEUG sport-étude à l'université de Paris X pour devenir professeur de sport et rêve même d'une carrière professionnelle dans le basket-ball. Il joue d'ailleurs avec l'équipe d'Aubervilliers en Nationale 3 au poste d'ailier. Mais le jour de son vingtième anniversaire, alors qu'il est éducateur de colonies de vacances, il fait un plongeon dans la piscine qui lui est fatal. Les médecins lui annoncent qu'il est tétraplégique et qu'il ne marchera plus.

Fabien Marsaud ne s'avoue pas vaincu et parvient, au bout d'une année complète de rééducation, à recouvrer l'usage de ses membres. Pendant sa convalescence, il se met à écrire. Baignant dans la culture hip-hop, il aurait pu finir par faire du rap. Mais en 2003, il découvre le slam, un excercice qui consiste à déclamer, en duel, de la poésie. Sa voie semble trouvée. Il sent qu'une nouvelle vie s'offre à lui et il se met à écumer les petites salles parisiennes pour déclamer ses vers, et opte pour le pseudonyme de Grand Corps Malade.

Les premières réussites

Accompagné de John Pucc'Chocolat et du collectif 129H, Grand Corps malade parcourt pendant trois ans les scènes ouvertes. Pour des vers déclamés, un verre offert : c'est le principe. Il se fait un nom dans le milieu du slam et gagne ses galons en remportant les premiers grands tournois de France, le « Bouchazoreill' » à la Boule Noire et au Trabendo, le « Slam United » à la Java, trois scènes de l'est parisien ouvertes au genre. Avec ses compères John Pucc'Chocolat et Ami Karim, il anime en 2004, au Café culturel de Saint Denis, des soirées consacrées au slam, les « Slam'Alikoum ». Parce que ce genre est un art collectif et pour le faire partager au plus grand nombre, il crée un spectacle intitulé Le Cercle des poètes sans instru avec d'autres slameurs : Droopy, Techa, les 129H et John, présenté lors de nombreux festivals. Les premières parties s'enchaînent, comme celles d'Elie Semoun ou de Cheb Mami.

En 2005, Grand Corps Malade participe activement au développement du slam en France en structurant ses activités autour de l'association Flow D'Encre, et distille ainsi ses mots dans les écoles, les hôpitaux, les centres sociaux et les MJC. Il transmet ainsi aux jeunes l'envie d'écrire.

De slam et de musique

Bien que le slam soit un art a cappella, Grand Corps Malade fait une entorse à la règle. Il saute en effet sur l'occasion que lui présente un ami compositeur, S Petit Nico, qu'il rencontre dans les scènes slam, de mettre ses textes en musique. En 2005, ils entrent tous deux en studio pour mettre au point un album. Sa rencontre avec Jean Rachid, un comédien humoriste reconverti à la production (et gendre de Charles Aznavour), va accélérer le mouvement. Celui-ci parvient à faire venir les professionnels du disque au studio d'enregistrement. Valéry Zeitoun, directeur artistique du label AZ convaincu par le potentiel commercial de « GCM », lui fait signer un contrat. L'album Midi 20 sort le 27 mars 2006.

En même temps qu'il découvre Grand Corps Malade, le public découvre l'univers du slam. Le parcours personnel de Fabien Marsaud touche les auditeurs autant que sa poésie et ses prouesses en la matière. La réussite de l'album se transforme en un grand succès commercial, et engendre un phénomène dont rendent compte les médias, jusqu'alors rétifs à la scène hip-hop. L'humoriste Edouard Baer lui ouvre les portes de la scène en l'incluant dans son show, Grand Cabaret. Les 15 et 16 mai 2006, le slammeur remplit la Cigale (Paris).

Grand Corps Malade connaît l'apothéose avec les deux Victoires de la musique qu'il obtient dans les catégories « Album révélation de l'année » et « Révélation scènique » au printemps 2007. En lice pour le Prix Constantin, avec d'autres représentants de la nouvelle scène hexagonale, il rate de peu la récompense, attribuée à Abd Al Malik, autre slammeur venu du hip-hop. Qu'importe pour Grand Corps Malade qui ne connaissait même pas ce prix avant sa nomination ; ce qui compte pour lui, c'est de continuer à partager ses textes avec le public. C'est chose faite grâce à son tourneur-producteur Jean-Philippe Bouchard, producteur de l'humoriste marseillais Titoff, qui lui fait faire une tournée de 120 dates à travers la France. Pendant ce temps, Midi 20 s'écoule à 500 000 exemplaires, et se classe troisième meilleure vente d'albums sur toute l'année.

« Ça peut ché-mar »

Dès lors, le nom de Grand Corps Malade commence à apparaître sur d'autres albums : un hommage à Georges Brassens (Putain de Toi) sur lequel il reprend « Les Trompettes de la renommée », ainsi que deux titres de La Mécanique du Coeur de Dionysos. Dans l'émission La Musicale de Canal+ consacrée à Serge Gainsbourg, il déclame « Melody Nelson ». Plus confidentiellement, on peut l'entendre sur le disque Musique des Lettres de Rouda, avec qui il réalise le duo « Juste une période de ma vie ».

Victime de son succès, Grand Corps Malade est aussi le prétexte de diverses parodies, des Guignols de l'info de Canal+ à Fatal Bazooka de Michaël Youn, et Renaud qui épingle davantage le phénomène que sa personne dans la version live de sa chanson « Les Bobos » (Tournée Rouge Sang, 2008).

Le 31 mars 2008, deux ans après Midi 20, Grand Corps Malade publie son deuxième album, Enfant de la Ville. L'entourage du slammeur-vedette est mis à contribution, de S Petit Nico à John Pucc'Chocolat, mais également les rappeurs Kery James et Oxmo Puccino. Une grande tournée est mise sur pied pour le printemps et l'été, ce qui n'empêchera pas Grand Corps Malade de continuer à donner des cours et des représentations dans des écoles et des maisons de retraite.

Roméo kiffe Juliette

Devenu l'emblème français du slam en quelques années, Grand Corps Malade publie son troisième album 3ème Temps le 18 octobre 2010. Le disque enregistré sous la houlette de Dominique Blanc-Francard au Labomatic comprend notamment le duo avec Charles Aznavour « Tu es, donc j'apprends », deux duos avec la chanteuse lyrique Elise Oudin-Gilles (dont la reprise de « Summertime » dans « L'Heure d'été ») et le premier single, « Roméo kiffe Juliette ». Après ce nouveau succès (n°3 au top albums) Grand Corps Malade quitte Universal pour rejoindre Believe. Pour éviter de lasser avec un style par essence limité, Grand Corps Malade fait appel à Ibrahim Maalouf pour son quatrième album. Funambule qui sort en octobre 2013 compte aussi sur les présences de Sandra Nkaké, Francis Cabrel et Richard Bohringer. Copyright 2014 Music Story Nadia Hammami

Ses parents écoutaient Jacques Brel, Georges Brassens et Barbara. Enfant, devant sa mère bibliothécaire, il chante ou récite des poèmes. Plus tard, il est fan inconditionnel de Renaud, puis de rap français. Le dénominateur commun : les textes et l'amour des mots qu'il cultive très tôt.

Pourtant, Fabien Marsaud, né le 31 juillet 1977 à Saint Denis, se vouait à une toute autre vie que celle qu'on lui connaît aujourd'hui. Sportif, l'adolescent prépare un DEUG sport-étude à l'université de Paris X pour devenir professeur de sport et rêve même d'une carrière professionnelle dans le basket-ball. Il joue d'ailleurs avec l'équipe d'Aubervilliers en Nationale 3 au poste d'ailier. Mais le jour de son vingtième anniversaire, alors qu'il est éducateur de colonies de vacances, il fait un plongeon dans la piscine qui lui est fatal. Les médecins lui annoncent qu'il est tétraplégique et qu'il ne marchera plus.

Fabien Marsaud ne s'avoue pas vaincu et parvient, au bout d'une année complète de rééducation, à recouvrer l'usage de ses membres. Pendant sa convalescence, il se met à écrire. Baignant dans la culture hip-hop, il aurait pu finir par faire du rap. Mais en 2003, il découvre le slam, un excercice qui consiste à déclamer, en duel, de la poésie. Sa voie semble trouvée. Il sent qu'une nouvelle vie s'offre à lui et il se met à écumer les petites salles parisiennes pour déclamer ses vers, et opte pour le pseudonyme de Grand Corps Malade.

Les premières réussites

Accompagné de John Pucc'Chocolat et du collectif 129H, Grand Corps malade parcourt pendant trois ans les scènes ouvertes. Pour des vers déclamés, un verre offert : c'est le principe. Il se fait un nom dans le milieu du slam et gagne ses galons en remportant les premiers grands tournois de France, le « Bouchazoreill' » à la Boule Noire et au Trabendo, le « Slam United » à la Java, trois scènes de l'est parisien ouvertes au genre. Avec ses compères John Pucc'Chocolat et Ami Karim, il anime en 2004, au Café culturel de Saint Denis, des soirées consacrées au slam, les « Slam'Alikoum ». Parce que ce genre est un art collectif et pour le faire partager au plus grand nombre, il crée un spectacle intitulé Le Cercle des poètes sans instru avec d'autres slameurs : Droopy, Techa, les 129H et John, présenté lors de nombreux festivals. Les premières parties s'enchaînent, comme celles d'Elie Semoun ou de Cheb Mami.

En 2005, Grand Corps Malade participe activement au développement du slam en France en structurant ses activités autour de l'association Flow D'Encre, et distille ainsi ses mots dans les écoles, les hôpitaux, les centres sociaux et les MJC. Il transmet ainsi aux jeunes l'envie d'écrire.

De slam et de musique

Bien que le slam soit un art a cappella, Grand Corps Malade fait une entorse à la règle. Il saute en effet sur l'occasion que lui présente un ami compositeur, S Petit Nico, qu'il rencontre dans les scènes slam, de mettre ses textes en musique. En 2005, ils entrent tous deux en studio pour mettre au point un album. Sa rencontre avec Jean Rachid, un comédien humoriste reconverti à la production (et gendre de Charles Aznavour), va accélérer le mouvement. Celui-ci parvient à faire venir les professionnels du disque au studio d'enregistrement. Valéry Zeitoun, directeur artistique du label AZ convaincu par le potentiel commercial de « GCM », lui fait signer un contrat. L'album Midi 20 sort le 27 mars 2006.

En même temps qu'il découvre Grand Corps Malade, le public découvre l'univers du slam. Le parcours personnel de Fabien Marsaud touche les auditeurs autant que sa poésie et ses prouesses en la matière. La réussite de l'album se transforme en un grand succès commercial, et engendre un phénomène dont rendent compte les médias, jusqu'alors rétifs à la scène hip-hop. L'humoriste Edouard Baer lui ouvre les portes de la scène en l'incluant dans son show, Grand Cabaret. Les 15 et 16 mai 2006, le slammeur remplit la Cigale (Paris).

Grand Corps Malade connaît l'apothéose avec les deux Victoires de la musique qu'il obtient dans les catégories « Album révélation de l'année » et « Révélation scènique » au printemps 2007. En lice pour le Prix Constantin, avec d'autres représentants de la nouvelle scène hexagonale, il rate de peu la récompense, attribuée à Abd Al Malik, autre slammeur venu du hip-hop. Qu'importe pour Grand Corps Malade qui ne connaissait même pas ce prix avant sa nomination ; ce qui compte pour lui, c'est de continuer à partager ses textes avec le public. C'est chose faite grâce à son tourneur-producteur Jean-Philippe Bouchard, producteur de l'humoriste marseillais Titoff, qui lui fait faire une tournée de 120 dates à travers la France. Pendant ce temps, Midi 20 s'écoule à 500 000 exemplaires, et se classe troisième meilleure vente d'albums sur toute l'année.

« Ça peut ché-mar »

Dès lors, le nom de Grand Corps Malade commence à apparaître sur d'autres albums : un hommage à Georges Brassens (Putain de Toi) sur lequel il reprend « Les Trompettes de la renommée », ainsi que deux titres de La Mécanique du Coeur de Dionysos. Dans l'émission La Musicale de Canal+ consacrée à Serge Gainsbourg, il déclame « Melody Nelson ». Plus confidentiellement, on peut l'entendre sur le disque Musique des Lettres de Rouda, avec qui il réalise le duo « Juste une période de ma vie ».

Victime de son succès, Grand Corps Malade est aussi le prétexte de diverses parodies, des Guignols de l'info de Canal+ à Fatal Bazooka de Michaël Youn, et Renaud qui épingle davantage le phénomène que sa personne dans la version live de sa chanson « Les Bobos » (Tournée Rouge Sang, 2008).

Le 31 mars 2008, deux ans après Midi 20, Grand Corps Malade publie son deuxième album, Enfant de la Ville. L'entourage du slammeur-vedette est mis à contribution, de S Petit Nico à John Pucc'Chocolat, mais également les rappeurs Kery James et Oxmo Puccino. Une grande tournée est mise sur pied pour le printemps et l'été, ce qui n'empêchera pas Grand Corps Malade de continuer à donner des cours et des représentations dans des écoles et des maisons de retraite.

Roméo kiffe Juliette

Devenu l'emblème français du slam en quelques années, Grand Corps Malade publie son troisième album 3ème Temps le 18 octobre 2010. Le disque enregistré sous la houlette de Dominique Blanc-Francard au Labomatic comprend notamment le duo avec Charles Aznavour « Tu es, donc j'apprends », deux duos avec la chanteuse lyrique Elise Oudin-Gilles (dont la reprise de « Summertime » dans « L'Heure d'été ») et le premier single, « Roméo kiffe Juliette ». Après ce nouveau succès (n°3 au top albums) Grand Corps Malade quitte Universal pour rejoindre Believe. Pour éviter de lasser avec un style par essence limité, Grand Corps Malade fait appel à Ibrahim Maalouf pour son quatrième album. Funambule qui sort en octobre 2013 compte aussi sur les présences de Sandra Nkaké, Francis Cabrel et Richard Bohringer. Copyright 2014 Music Story Nadia Hammami


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