le personnage central de ce sympathique roman est bien le Grand Hôtel de Berlin qui voit défiler les personnages qui vont peupler les pages de ce livre riche d'une atmosphère fin de la belle époque et annonciateur des crises qui vont ravager l'Europe et le monde quelques années plus tard ; on commence et on finit avec le solitaire docteur Otternschlag qui traine un ennui indéfinissable ainsi que son dégoût de l'existence, puis apparait le petit employer Kringelein qui vient d'apprendre qu'il est condamné à court terme et qui veut vivre pour les quelques mois qui lui restent la vie des riches -plus particulièrement de son patron-, ce patron le directeur général Preysing qui vient toujours dans ce palace lorsque ses affaires l'amènent à Berlin arrive justement un jour après son employer, il y a aussi le baron Gaigern, un aristocrate jeune, élégant et beau, qui vit d'expédients plutôt louches, un sympathique voyou au grand coeur, toujours d'une distinction parfaite et n'oublions pas une danseuse étoile sur le retour la grande Grousinskaïa aux perles hors de prix qui souffre de constater que le temps passe et que son immense talent est de moins en moins reconnu -particulièrement chez ces ignares d'Allemands- ... des intrigues -que je vous laisserai découvrir- se tissent entre ces protagonistes typés avec pour arrière-fond la vie de ce palace avec ses petits-employés -argent, lutte de classe, amour, crise, etc. Savoureux.