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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
La maîtresse très exigeante du Grand Patron : La Médecine !,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Un Grand patron (DVD)
Un grand patron, drame français de Yves Ciampi (1951-1h38) en noir et blanc.
Avec Pierre Fresnay, Renée Devillers, Roland Alexandre, Jean-Claude Pascal, Claire Duhamel, Michel Vadet, Robert Moor, Claude Nicot, Maurice Ronet, Philippe Mareuil... Histoire : Un grand patron que le professeur Louis Delage qui est déjà un chirurgien réputé lorsqu'il réussit sa troisième greffe du rein. Il est également tout dévoué à ses étudiants, à sa carrière et à ses ambitions. Admiré par ses confrères, il est pressentit pour occuper un poste honorifique qui flatte sa vanité jusqu'au jour où une de ses patientes meurt sur la table d'opération... Plusieurs histoires gravitent autour de celle du Professeur Delage (Pierre Fresnay). Sa femme Florence (Renée Devillers) totalement dévouée et sacrifiée aux succès de son illustre époux et qui aurait tellement voulue avoir un enfant. Son filleul Georges (Philippe Mareuil), qui est l'un de ses étudiants, qui se demande s'il est fait pour la médecine alors qu'il se trouve mal à la vue du sang. Son adjoint, Marillac (Jean-Claude Pascal), un très bon chirurgien qui drague toutes les étudiantes et les infirmières. Yves Ciampi conduit sa réalisation avec la maîtrise et les compétences d'un médecin qu'il est aussi. Il n'est pas rare qu'un professionnel passe derrière la caméra comme l'a également fait André Cayatte qui, lui, était avocat (Nous sommes tous des assassins [VHS]). Yves Ciampi se décidera à choisir le cinéma en 1946. Il tournera encore deux films sur les problèmes de la médecine : Un sujet sur la drogue « L'Esclave » et un autre sur la médecine illégale « Le guérisseur ». Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Fresnay génial,
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Gros succès de l'année 1951, ce film est généralement peu cité dans les histoires du cinéma. Pourtant, une nouvelle vision est une nécessité. Le scénario signé Yves Ciampi et Pierre Véry (l'auteur des Disparus de Saint-Agil et autre Assassinat du père Noël) est plus complexe qu'il n'y parait et apparait in fine comme un tableau pour le moins critique du monde médical et, à travers lui, d'une certaine bourgeoisie française. Le personnage de mandarin, remarquablement interprété par le génial Pierre Fresnay, se situe au centre de plusieurs histoires ayant chacune leur enjeu: faire de son neveu un héritier ou, à défaut, un médecin; obtenir son entrée à l'Académie en faisant valoir la réussite de sa nouvelle méthode chirurgicale dans la greffe rénale; prendre soin d'un enfant orphelin dont la tante est décédé peu après une de ses interventions. Porté par Pierre Fresnay, qui dans cette partie de sa carrière incarna beaucoup de personnages héroïques et humanistes, le film est passionnant du début à la fin et témoigne de la réalité de la profession médicale dans les années 50. Ancêtre des séries TV se déroulant dans cet univers, mais bien supérieur à elles, UN GRAND PATRON est sans doute le meilleur film d'Yves Ciampi, la carrière ultérieure de ce réalisateur n'ayant pas tenu toutes les promesses de ce coup d'éclat.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
"Dieu nous garde des demi-dieux !",
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"Un Grand Patron" Yves Ciampi, 1951, NB, bonne copie restaurée.
"Dieu nous garde des demi-dieux" lance l'épouse du grand patron, dans un des rares moments où elle juge son génie de mari. Cette épouse est jouée par Renée Devillers. En femme sacrifiée, mais toujours supérieure à sa souffrance, elle tient ici un rôle assez semblable, quoique moins dramatique, à celui qu'elle interprète au côté de Louis Jouvet, dans un très joli film appelé "Les Amoureux sont seuls au monde". Cette belle et émouvante actrice, que certains dictionnaires du cinéma oublie purement et simplement, mérite bien un petit hommage, avant même Pierre Fresnay, inégalable bien sûr, avant Jean-Claude Pascal, dans un des rares rôles dignes de lui, avant Pierre Etaix, Georgette Anis, ou ce pauvre Maurice Ronet, dont le beau visage n'apparaît qu'un instant dans un rôle de comateux. Il faut également rendre la place qu'il mérite à Yves Ciampi, réalisateur dédaigné - "Typhon sur Nagasaki" avec Jean Marais et Danielle Darrieux, film-catastrophe avant la lettre, ainsi que "Qui êtes-vous Monsieur Sorge ?", fascinant portrait d'espion, devraient être reconnus et sortir en DVD -. Ses films ont un aspect documentaire, genre pour lequel il eût toujours beaucoup de goût, qui les rend plus précieux encore à mesure que le temps passe. Docteur en médécine, dûment diplômé, Ciampi avait écrit un scénario appelé "Le Patron", souvenir de ses études et de son internat, que tous les producteurs avaient refusé, le trouvant trop dur. C'est Pierre Véry qui le rendit acceptable, en y introduisant les deux enfants à la recherche de l'"Homme invisible" auquel le grand patron ressemble lorsqu'il a mis son calot et son masque blancs pour opérer. Jolie trouvaille qui relie des séquences qui auraient pu paraître arbitrairement amenées, et qui, surtout, permet des moments d'humanité adoucissant un peu le portrait du professeur Delage joué par Pierre Fresnay. Peinture impitoyable pour l'époque, beaucoup moins pour nos yeux, de l'arrivisme médical, le film est plus riche que cette définition, car si le grand patron est un demi-dieu inflexible envers ses inférieurs, il est aussi un médecin passionné par son métier, par la recherche, et par cette capacité, non pas divine, mais humaine, rien qu'humaine, de sauver des vies. On peut être surpris qu'un tel homme se batte, sacrifie tant de lui-même et de ses proches, à la perspective d'être élu à l'Académie de médecine, qu'un tel hochet puisse faire envie à un personnage à ce point supérieur au commun des mortels. Mais aucun homme n'est jamais aussi grand, ou aussi petit, qu'il l'imagine... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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