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La Grande Désillusion Broché – 16 avril 2002


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Vice-président de la Banque mondiale, Joseph Stiglitz démissionna avec fracas de son poste en 2000. Auréolé d'un Prix Nobel d'économie reçu en 2001, il fait ici le procès des politiques prônées par le Fonds monétaire international. Pour faire face à la crise financière en Asie, pour faciliter la transition en Russie ou pour sauver des pays lourdement endettés, c'est toujours la même thérapeutique libérale qui est appliquée : privatisations, rigueur budgétaire et ouverture des marchés. Ces "solutions archaïques et inadaptées, sans tenir compte des effets qu'elles auraient sur les habitants des pays", sont imposées sans débat préalable, à partir d'une conception dogmatique de l'économie : la supériorité du marché et de la concurrence.
Avec pédagogie et sur un ton incisif, Stiglitz décrit avec moult anecdotes comment les grands argentiers ont contribué à façonner l'économie mondiale, et dénonce leurs décisions davantage fondées sur les intérêts des pays riches que sur ceux des pays "aidés". S'il ne remet pas en cause pour autant la mondialisation, "potentiellement capable d'enrichir chaque habitant de la planète en particulier les plus pauvres", il réclame une réforme en profondeur du fonctionnement des institutions internationales, pour mettre fin à ce "consensus de Washington" dont l'échec est patent. --Gery Dumoulin

Présentation de l'éditeur

Joseph Stiglitz s'en prend dans ce livre au libéralisme et aux grandes institutions financières (FMI, Banque mondiale) qui prétendent agir au service de la communauté internationale. « La libéralisation a été programmée par les pays occidentaux pour les pays occidentaux », écrit-il.
Il dénonce également l'institution même du FMI et son mode de fonctionnement, observé de l'intérieur. L'auteur ne manque pas non plus d'insister sur le rôle prépondérant joué par les États-Unis dans ce processus d'appauvrissement.
Une dénonciation d'un retentissement considérable compte tenu des fonctions occupées par l'auteur pendant plusieurs années.


Détails sur le produit

  • Broché: 324 pages
  • Editeur : Fayard; Édition : traduit de l'anglais (américain) par P Chelma (16 avril 2002)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2213612390
  • ISBN-13: 978-2213612393
  • Dimensions du produit: 23,5 x 2,6 x 15,5 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.3 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (26 commentaires client)
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En savoir plus sur l'auteur

Joseph E. Stiglitz est l'un des économistes les plus influents et les plus écoutés au monde. Il est l'un des rares à nous mettre en garde, depuis plusieurs années, contre le fanatisme du marché et la financiarisation de l'économie. Prix Nobel en 2001, il est notamment l'auteur de La Grande Désillusion (Fayard, 2002), Quand le capitalisme perd la tête (Fayard, 2003), Un autre monde. Contre le fanatisme du marché (Fayard, 2006), Le Triomphe de la cupidité (Les Liens qui Libèrent, 2009 ; Babel n° 1042) et le Rapport Stiglitz (Les Liens qui Libèrent, 2010).

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Commentaires client les plus utiles

27 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile  Par Daniel Fattore TOP 500 COMMENTATEURS le 4 avril 2004
Format: Poche
C'est à une saine lecture que convie l'économiste Stiglitz. L'homme se base sur ses expériences des organismes économiques pour en relever les faiblesses et, dans une mesure certaine, leur obstination à ne rien vouloir y améliorer.
"La Grande Désillusion" est une lecture salutaire et instructive: Stiglitz y présente les défauts du FMI (objet principal de ses critiques) dans les situations où ils ont été manifestes: Russie, Afrique noire, Asie du Sud-Est. Il montre aussi les réussites des nations qui ont su s'écarter du très puissant Fonds.
Stiglitz n'a rien d'un antimondialiste obtus, toutefois; lucide dans son analyse, il propose que la mondialisation soit gérée de façon à ce que chacun y trouve son compte. Quel message otpimiste! A lire, d'autant plus que le propos est présenté de façon abordable.
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28 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile  Par Rapaces le 18 octobre 2002
Format: Broché
L'auteur est ce qu'on appelle communément un "insider" de la politique économique américaine. Cet illustre professeur d'université a été tour à tour conseiller du gouvernement Clinton et vice-pésident de la Banque Mondiale. Dés le premier chapitre, il s'en prend à la trahison de l'idéal de Keynes penseur des trois grandes insitutions de Bretton Wood (FMI, BIRD, GATT). Loin d'être au service d'une économie mondiale, elles sont devenues les instruments de la finance internationale. Démontrant tour à tour les responsabilités du FMI dans la crise asiatique et le naufrage de la transition russe, il dresse un tableau effrayant du "consensus de Washington". Le dernier chapitre offre des pistes de réflexion pour de nouvelles stratégies respectueuses de la démocratie et des peuples. Comme il le dit si bien la mondialisation n'est pas mauvaise, mais c'est une certaine idée de la monialisation que nous devons combattre: celle de la toute puissance du marché. Intéressant à plus d'un titre.
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22 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile  Par "matthdvd" le 30 mai 2003
Format: Broché
excellent livre que le dernier ouvrage de J.E. Stiglitz, limpide et virulent à la fois. Sans tomber dans le discours propagandiste et démagogique de certains antimondialistes, stiglitz dresse un tableau noir de la mondialisation actuelle dirigée par le FMI en particulier et propose aussi ( chose rare !) d'autres alternatives à la mondialisation imposée par le consensus de Washington. L'auteur dénonce particulièrment le dogmatisme libéral du FMI et de ses perspectives à court terme.
Livre très accessible et très riche.
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23 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile  Par jp le 7 mai 2002
Format: Broché
Un livre très intéressant, très pédagogique, et surtout très bien argumenté. Toutes les opinions s'appuient sur des exemples, et sur les différents points de vue possibles. Le ton est mesuré et le style est bon, bref ca se lit bien. Un très bon livre.
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13 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile  Par Guglielmetti Philippe le 5 janvier 2007
Format: Poche
Stiglitz a obtenu le Prix Nobel d'économie en 2001 pour ses travaux sur les marchés avec 'information assymétrique.

Avant cela, il a été conseiller économique du président Clinton, puis économiste en chef de la Banque Mondiale jusqu''en 1999. Les raisons de sa démission de ce poste sont exposées dans ce bouquin : il a constaté que "la mondialisation, ça ne marche pas."

Stiglitz attaque accuse très directement le Fonds Monétaire International (FMI) d'avoir commis des erreurs fondamentales qui ont terriblement amplifié les conséquences des crises récentes. Stiglitz montre que les pays qui n'ont pas suivi les directives du FMI, comme la Chine, la Pologne ou la Malaisie s'en sont bien mieux sortis que ceux qui ont obéi, comme la Russie, l'Indonésie ou la Thaïlande.

Stiglitz prétend que la politique systématiquement restrictive que le FMI impose aux pays en crise est héritée de l'idéologie ultra-libérale de Reagan+Thatcher, alors que le grand économiste Keynes avait démontré qu''il fallait au contraire une politique expansionniste, et que le FMI et la Banque Mondiale avaient à l'origine été crées pour soutenir cette approche, qui avait notamment été couronnée de succès avec le 'Plan Marshall'

Le livre de Stiglitz est en fait une attaque en règle du FMI, qui tient même du rêglement de comptes car la Banque Mondiale est relativement épargnée.

Le livre est très (trop) épais et dense, avec pas mal de répétitions : Stiglitz n''est pas un écrivain.
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8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile  Par Arribat TOP 500 COMMENTATEURSVOIX VINE le 10 janvier 2011
Format: Poche
Si vous n'avez jamais lu d'ouvrages de Stiglitz alors lisez directement Un autre monde - Contre le fanatisme du marché et/ou Le triomphe de la cupidité, vous aurez une vision plus actuelle de la pensée de l'auteur.

Si vous avez lu ces deux derniers ouvrages, La grande Désillusion ne vous apportera rien de plus si ce n'est une autre façon d'aborder le sujet, ou d'insister sur un thème plus que sur un autre.

Stiglitz est à lire, mais il recycle un peu trop les mêmes discours si bien qu'à le lire on a souvent l'impression de le relire. Mais il reste bien entendu un auteur important.
3 étoiles seulement car j'ai justement commencé par la fin.
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