Cet ouvrage est un florilège d'analyses concrètes, d'une pertinence rarissime, d'un intérêt intellectuel et moral indispensables pour réveiller (si cela est possible) les consciences, volontairement, sous dominations idéologiques, à propos des régimes totalitaires et en particulier du Communisme, dramatiquement en ce début de 21ème siècle, toujours au pouvoir dans certains pays du monde : en Chine, à Cuba, en Corée du Nord, au Vietnam...
Le libéralisme n'est pas une idéologie car il n'a jamais eu l'ambition de créer une société parfaite, contrairement à l'utopie communiste qui cherche à obtenir la pureté idéologique, en voulant changer la nature humaine en exterminant le "peuple ancien".
En effet, au nom de cette idéologie le communisme a exterminé large : environ 100 MILLIONS de morts innocents dans le monde entre 1917 et 1991, pour créer le "peuple nouveau" : un soi-disant "paradis" terrestre, qui n'est jamais advenu !
En revanche, il a engendré un innommable et absurde gâchis en vies humaines.
Par conséquent, comme tous les régimes totalitaires, le communisme est intrinsèquement criminogène, il ne peut exister sans massacrer des "suspects" innocents.
De plus, l'idéologie doit s'appliquer totalement et à partir de ce moment, des garde-fous qui devraient être infranchissables tels que : l'intelligence, la morale, la vie humaine, sont alors écrasées sans vergogne.
Jean-François Revel propose des réponses évidentes aux aficionados du communisme, et ils sont malheureusement, encore très nombreux de nos jours, à travers certains partis politiques Français : le Parti Communiste Français (P.C.F.), le Nouveau Parti Anticapitaliste (N.P.A.), Lutte Ouvrière (L.O.)...; en page 99 :
"Selon ses défenseurs, le communisme aurait partout et toujours engendré des crimes sans être criminogène. C'est assez curieux comme application du principe de causalité".
Ou encore page 304 :
"L'idéologue, quant à lui, ne perçoit le totalitarisme que chez ses adversaires, jamais en lui-même puisqu'il est sûr de détenir la Vérité absolue et le monopole du Bien".
Contrairement à l'horrible totalitarisme nazi qui a toujours été clair sur ses objectifs idéologiques : anti-démocratique, raciste et génocidaire ; l'ignoble totalitarisme communiste, lui, avance masqué idéologiquement, il s'est fait une spécialité du mensonge généralisé, comme l'explique clairement l'auteur, par exemple, pages 101 et 102 :
"Ce détour par l'utopie permet à une idéologie et au système de pouvoir qui en découle d'annoncer sans cesse des succès alors qu'ils exécutent le CONTRAIRE exact de leur programme. Le communisme promet l'abondance et engendre la misère, il promet la liberté et impose la servitude, il promet l'égalité et aboutit à la plus inégalitaire de toutes les sociétés, avec la "nomenklatura", classe privilégiée à un point que n'ont pas connu même les sociétés féodales. Il promet le respect de la vie humaine et procède aux exécutions de masse, l'accès de tous à la culture et engendre l'abrutissement généralisé, l'"homme nouveau" et il fossilise l'homme. Mais pendant longtemps beaucoup de croyants acceptent cette contradiction parce que l'UTOPIE SE SITUE TOUJOURS DANS L'AVENIR".
Jean-François Revel cite Alain Besançon
Le malheur du siècle : Communisme - Nazisme - Shoah, lorsqu'il écrit qu'il existe une : "hyper-mnésie du nazisme" évidemment légitime, des crimes (Shoah) du nazisme (condamné lors du Tribunal de Nuremberg en 1945 - 1946), mais il existe aussi une réalité insupportable qui est : l'"amnésie du communisme", un communisme, lui, jamais condamné pour ses crimes.
Je rends un grand hommage à Jean-François Revel (un Académicien hors du commun), pour cet essai d'une DENSITE DE REFLEXIONS et d'une LUCIDITE phénoménales.
Une réédition permanente de cet ouvrage exceptionnel est indispensable, pour l'analyse historique du totalitarisme communiste.
Confer également d'autres ouvrages aussi passionnants, de Jean-François Revel :
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Le Regain démocratique ;
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Le moine et le philosophe - Un père et son fils débattent du sens de la vie.