Graupner est un cas : contemporain de Bach, Haendel, Telemann qu'il connaissait personnellement, il fut un maître de chapelle si talentueux que son maître, le landgrave de Hesse-Darmstadt ne voulut jamais le laisser partir prendre un poste de Cantor à Leipzig : les autorités de cette ville durent, "faute de mieux", embaucher Jean-Sébastien Bach. On ne s'explique l'oubli dans lequel il est tombé par la suite que par sa propre modestie et le fait que toutes ses partitions sont restées enfouies dans une collection publique jusqu'à la fin du XXe siècle, date à laquelle on a commencé à s'y intéresser. Geneviève Soly s'est beaucoup investie dans la redécouverte de ce compositeur génial, qui a composé un nombre impressionnant de suites pour le clavecin. Qui aime les suites de Bach ou surtout, Haendel (dont le style est proche), ne ne peut qu'être séduit par l'art de Graupner et le talent de G. Soly.