Pour tenter d'expliquer (de manière barbare) à quoi nous avons à faire ici, nous évoquerons fugitivement de la pop, avec des arrangements sophistiqués, toujours réalisés avec classe et brio. Des ambiances qui planent souvent aux alentours des années '70. Peut-être aussi quelques réminescences du Floyd, sans doute parfois un zeste de Queen.
Mais l'élément principal, qui pénètre profondément à l'écoute, est la voix de Yann Destal. Qu'on pourrait rapprocher, dans la démarche, d'un certain Jeff Buckley, surtout grâce aux émotions qui en transpirent.
Et puis la musique.
Cessons là les comparaisons, qui sont souvent réductrices: une composition transcende d'autant mieux ses influences que celles-ci sont nombreuses et variées. Surtout quand la démarche artistique est originale et personnelle, comme ici. Ce qui est énormément appréciable. Point ici de sensation désagréable de "déjà-entendu". La musique forme une sorte d'écrin de luxe sur mesure pour la voix. Un disque avec une personnalité propre, à même de vous transporter. A chacun ensuite de se reconnaître ou non dans les émotions qu'il véhicule. Et si c'est votre cas, vous ne serez pas déçu du voyage.