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4.0 étoiles sur 5
une vision globale et historique passionnante, un très beau choix d'albums, 25 janvier 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Great black music, un parcours en 110 albums essentiels (Broché)
"Rock, Pop, un itinériare bis en 140 albums essentiels", du même auteur, un an auparavant, a parcouru le rock et la pop dans leur acception la plus large (folk, psyché, indus, new wave, etc.), en faisant visiblement l'impasse volontaire sur les "musiques noires", afin, semble-t-il, de mieux leur consacrer l'ouvrage entier qu'évidemment elles méritent. Il est vrai que si l'on se plonge dans la "discothèque idéale" de Philippe Manoeuvre, il y a peu d'artistes noirs. Diana Ross, Michael Jackson, Funkadelic, James Brown, Jimi Hendrix et certainement un ou deux autres que j'oublie ; sans compter que c'est la même chose (déplorable) dans tous les livres du genre. Ces artistes méritaient donc un ouvrage à part. C'est chose faite. Et l'on y trouve à côté de choses archi-connues, énormément qui le sont moins (Demon Fuzz, William S. Fischer, Labi Siffre, Jon Lucien, Joe Simon, Basement 5, Mandrill, Cymande, I Jah Man, New York Art Quartet, The Watts Prophets, etc.), et ça c'est très bien : voilà qui offre, couplé avec les très nombreux renvois, de sacrées découvertes en perspective, à moins que vous ne soyiez un spécialiste très très pointu. Plus encore, ce qui fascine là, c'est le point de vue, finalement très politique, de ce qu'est la Great Black Music. Et en ce moment, c'est peut-être bon de le rappeler ! L'ouvrage commence dans les années cinquante avec la grande Billie Holiday et son "Strange Fruit" (une chanson dénonçant le lynchage des Noirs dans le Sud des Etats-Unis), continue avec de la soul, du funk, du free jazz, du reggae, du rap, etc. jusqu'à aujourdhui. Ce qui ressort, c'est un engagement global, ce que Florent Mazzoleni nomme un poing levé dans sa préface, à l'image de celui ornant la pochette d'un disque bien oublié des pionniers du rap watts Prophets. Sur fond de persécutions, d'émeute, de révolte, de Black Panthers, de discours de Martin Luther King, de Malcolm X, de graffiti, de bloc parties, etc. c'est une véritable histoire qui défile là dont 110 albums offre une bande-son incluant d'ailleurs quelques perles de la blaxploitation comme le jazz cosmique de Leon Thomas ou Lonnie Liston Smith. Voilà de la lecture conseillée !
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5.0 étoiles sur 5
Une mine d'or !, 8 décembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Great black music, un parcours en 110 albums essentiels (Broché)
Ce livre de Philippe Robert (journaliste, aux Inrocks notamment) est une formidable source de découvertes pour le profane curieux, mais intéressera aussi le passionné plus exigeant, car aux côtés d'artistes archi-connus (Marvin Gaye, Miles Davis, James Brown, Jimi Hendrix...), une large place est faite à d'autres moins célèbres. Jazz, soul, R&B (le vrai, pas celui de maintenant !), blues, funk, reggae, disco, fusion, world, hip-hop, revivez, en 110 albums (plus des dizaines d'autres via les renvois et l'annexe), 51 années (1954 à 2005) de la passionnante histoire de la vraiment "great" black music ! Un léger bémol tout de même : certains styles sont sous-représentés (disco, world et bizarrement le blues) par rapport à d'autres (soul et funk principalement). Mais ça ne vaut pas une étoile en moins tant il serait étonnant que vous ne trouviez pas votre bonheur dans ce livre somme.
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5.0 étoiles sur 5
la grande musique noire dans sa splendeur et son engagement, 23 octobre 2010
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Great Black Music : l'appélation, telle qu'utilisée et popularisée par le collectif Art Ensemble of Chicago, trouve ici tout son sens. William Parker, un des grands bassistes du free jazz, dernièrement, a revisité à sa manière le répertoire de Curtis Mayfield, donnant à comprendre combien toute séparation entre la musique noire populaire (la soul, le funk par exemple) et le free (en ce qui concerne une musique a priori plus exigeante) est artificielle. La musique noire participe d'un seul et même ensemble et c'est précisément ce que relate ce livre, dont Florent Mazzoleni, dans sa préface, parle fort justement comme d'un poing levé. Comme nombre des livres de Philippe Robert, celui-ci prsente entre autre une sélection d'albums, dont certains incontournables que tout le monde connaît, et d'autres, beaucoup plus rares et à découvrir, tant l'expérience en vaut le coup. Marvin Gaye ou Stevie Wonder bien sûr sot là. Cecil Taylor, l'Art Ensemble of Chicago ou Miles Davis et Sun Ra aussi. Mais aussi de moins connus : Demon Fuzz, Cymande, Mandrill, MF Doom ou Watts Prophets par exemple. Le tour de la musique noire est complet si l'on veut bien se référer à l'engagement politique (en rapport avec la reconnaissance des droits civiques notamment), ce qui veut dire que certains aspects festifs ne sont présents qu'en fonction d'un certain pouvoir de revendication : par exemple Chic a composé "At last I'm free" d'ailleurs repris par Robert Wyatt pour cela. Blues, jazz, free, rap, funk, soul, rythm'n'blues, etc : tout y est, de 1954 (la naissance du rock) à aujourd'hui. On apprend beaucoup, on découvre, l'histoire se rappelle à nous et la lecture se révèle enthousiasmante. Et ce livre constitue le complément idéal d'un autre livre du même auteur : "Rock, pop, un itinarire bis en 140 albums essentiels".
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