La musique de The Human League symbolise à elle seule la new wave anglaise des années 1977-1983, les prémices de ce que l'on désignera par la suite l'electro pop, soit une large part de la production discographique des années 2000.
Le groupe de Phil Oakey débarque en 1978 avec un étonnant single de disco torturée,
« Being Boiled », dont la version reliftée figure au coeur de ce
Greatest Hits, méthode Assimil idéale pour aborder l'essence de l'oeuvre sans plonger dans une suite d'albums inégaux. Durant cette très courte période, la Ligue Humaine est renforcée par les sorciers des synthés Martyn Ware et Ian Craig Marsh, partis fonder le
successful Heaven 17, parfois confondu avec leur ancien groupe.
Le
Greatest Hits entre de plain-pied dans l'âge d'or de la formation possédant pour atouts des rengaines et gimmicks synthétiques imparables, un chant raide voire martial de Phil Oakey et deux choristes à se damner, Joanne Catherall et Susan Ann Sulley. Un déluge de tubes tombe sur le Royaume avec
« Don't You Want Me »,
« Mirror Man »,
« Love Action »,
« Fascination » et le plus rock et social
« The Lebanon ».
Les choses se gâtent après l'album Hysteria en 1984. Le dernier carré de fans approuve les
« Love Is All That Matters »,
« Life on Your Own » et
« Human », mais la formule s'essouffle. The Human League ne fera plus que se répéter et livrer des remixes d'une gloire passée. Cerise sur le gâteau, le
Greatest Hits inclus
« Together in Electric Dreams », issus des séances réunissant Phil Oakey et le sorcier Giorgio Moroder, pour le film
Electric Dreams de 1984 et un album commun.
Loïc Picaud - Copyright 2012 Music Story