Green manor's club est un club anglais dont les membres sont férus de crimes et de mystères policiers. A la différence de Sherlock Holmes ou Hercule Poirot, les personnages d'enquêteurs peuvent devenir assassins. Les affaires relatées sont toujours hautes en couleurs. Pas de meurtre parfait mais sobre ici, au Green manor's club on aime l'emberlificoté. Des meurtres sans meurtriers et des meurtres sans cadavres, des meurtriers conceptualistes et des meurtriers virtuels. Le Green manor's club fait une grande consommation de whisky (servi par un majordome anglais à souhait) et d'enquêteurs (quand ces derniers ne meurent pas ils s'arrêtent eux-mêmes).
Chaque volume (trois parus à ce jour) contient une demi-douzaine d'histoires indépendantes les unes des autres (on peut donc lire le tome 3 seul ou avant les autres). Un défaut de "green manor" est que chaque histoire est vraiment réduite au minimum. Une de ses qualités est que les auteurs n'essaient pas de tirer vingt pages de ce qui n'en mérite pas dix. On a donc plusieurs petites histoires, chacune assez dense. On est dans le domaine de la nouvelle et non du roman.