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Non loin de Vukovar, à la frontière entre la Serbie et la Bosnie Herzégovine, le long du Danube, Nico, touriste français, se retrouve face à Josué, qui lui délivre ses dernières paroles avant de quitter le monde des vivants. Intrigué et attendri par ce personnage, il se met en quête d'information. Au hasard de sa route, il rencontre une ancienne amie du jeune défunt, Siena, dans un petit village aux alentours. Sans attendre, ils partent à la recherche d'un célèbre joueur de football, ami de Josué, et avec lequel Siena a connu une longue histoire d'amour. Les barrages, la détresse, les obus, la peur... nos deux personnages, liés depuis peu par une très forte amitié, vont surmonter les pires épreuves. Hantée depuis longtemps par le spectre de la guerre, l'état d'esprit de Siena reflète avec beaucoup de réalité la terreur et le désespoir de chacun. Reporter de guerre au quotidien Libération, Jean Hatzfeld, nous conte une belle histoire d'amitié aux tournures dramatiques, partagée entre la crainte et l'illusion d'un monde paisible. Monde paisible, qui par ailleurs, s'éloigne... Plongé, au cur d'une guerre dont le lieu n'a aucune importance, le lecteur est pris à la gorge par ce récit. Car même si les habitants " du bord du fleuve " ne croyaient pas à cette guerre, ils se sont vite rendus compte qu'il n'y avait aucune " vérité ", et que la loi martiale n'avait aucune pitié... En effet, le voisin n'est pas le seul visé !--Vinciane--
Quatrième de couverture
Quelque part près de Vukovar, Nico pénètre par erreur dans un village en ruine. Dans une maison, un garçon de son âge agonise. Nîco recueille ses dernières paroles. Il s'appelle Josué, et devient le fil conducteur d'un périple insolite qui le mène au coeur d'un " paysage après la bataille " - ou plutôt entre deux batailles. Car toute la singularité du livre de Jean Hatzfeld fient dans ce pari : écrire non pas le roman de la guerre, mais le roman des " blancs " de la guerre, de ses interstices. Le roman de l'attente. Sur les petites routes de campagne, les bosquets, les fermes nichées au creux des vallons, pèse une menace. Dans le lointain, on entend des bombardements. Nico, fasciné, se fond dans le paysage dévasté. A Vikoti Mara, Nico rencontre Siena. Elle tient un café de l'autre côté de la rivière, près d'un parking encombré d'épaves. Elle a été autrefois la fiancée d'un célèbre joueur de football, un ami de Josué, qui a disparu subitement de la ville et qu'elle aimerait retrouver. Le vrai voyage commence. Après L'Air de la guerre (prix Novembre 1994), Jean Hatzfeld nous donne un roman d'amour surprenant sur cette période étrange où la ligne de front disparaît pour se dissoudre dans le quotidien. C'est aussi une élégie à une civilisation du fleuve aujourd'hui disparue.