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4.0 étoiles sur 5
un grand film de Sam Peckinpah..., 21 février 2012
On ne compte plus le nombre de films ayant pour thème le casse qui tourne mal (que l'on se souvienne d'Asphalt Jungle de John Huston, de Criss Cross de Robert Siodmak ou encore de Kansas City Confidential de Phil Karson... la liste est loin d'être exhaustive bien entendu...). Alors quand Sam Peckinpah, l'ancien assistant de Don Siegel, s'attaque à son tour à ce genre d'exercice, lui qui est venu au cinéma avec une abondante et nullement négligeable carrière de western derrière lui (que l'on se souvienne du sublime Wild Bunch - La Horde Sauvage), il n'est pas question de passer à côté de ce polar urbain qu'est The Get-Away (Guet-Apens), fleuron du cinéma américain des années 70... Le film sortit en salles en 1972 et avait pour vedettes Steve McQueen et Ali MacGraw (alors l'épouse de l'acteur)... Le scénario est enfin et surtout tiré de l'oeuvre de Jim Thompson: Le lien conjugal, roman que l'on ne manquera pas de lire, même si pour l'adaptation cinématographique la fin fut légèrement modifiée. Selon Tavernier et Coussodon, dans "50 ans de Cinéma américain", celle-ci n'aurait pas été acceptée par les producteurs de l'époque (1)... Le début du film est à lui tout seul une leçon de cinéma. Le prisonnier Doc McCoy (Steve McQueen) sort de prison grâce à son avocat, et surtout grâce à Carole, sa femme (interprétée par Ali MacGraw). Comme on le verra plus tard, le rôle de celle-ci pour faire sortir son mari de prison fut déterminant... Entre ellipses et montage judicieux (d'ailleurs, je ne comprends toujours pas pourquoi le film est à ce point méprisé par Bertrand Tavernier qui dit en outre que le film est "le moins personnel des films de Peckinpah", avançant comme argument que le réalisateur prend peu de risques (sic)... Au contraire, je trouve ici le cinéaste au sommet de son art. Que le roman ait été légèrement édulcoré n'est pas un problème en soi. Je dirai même que hors mis pour la fin (qui est très réussie au demeurant), le film est entièrement maîtrisé et n'est en rien conventionnel. Découpages, montage, scènes de poursuites. Tout est réussi. Et puis Steve McQueen crève l'écran comme personne... Quel acteur mes amis! Comme dans les romans noirs et de pulp fiction, pas besoin de beaucoup de paroles pour comprendre les personnages et l'intrigue. Beaucoup de scènes restent inoubliables (le braquage de la banque bien entendu, les regards appuyés de McQueen à son épouse, d'autres scènes plus intimes et d'une beauté à faire pleurer, notamment celle au cours de laquelle McCoy et Carole se retrouvent dans une chambre pour la première fois, après tant d'années de séparation... A noter enfin que le film oscille avec brio entre polar et humour (la blonde complètement décervelée) qui débouche sur une critique très réussie de la société américaine (la scène finale). ________________________________________________________________________________ Ce DVD est en outre très bien réalisé. L'on ne manquera pas quelques bonus fort intéressants: Les commentaires du producteur et de quelques auteurs de polar. Ou encore les enregistrements audio de Steve McQueen, Sam Peckinpah et Ali MacGraw. La bande annonce de l'époque est également disponible. Pour les langues, l'on trouvera l'Anglais, le Français, l'Italien, et j'en passe. Sous-titres: Anglais, Français, etc. Comme d'habitude, à ce niveau-là, la Warner fait du bon travail (choix multi-langue). (1) Sur le Wiki US, l'on apprend que c'est Steve McQueen qui n'aimait pas trop la fin du roman de Thompson et qu'il recommanda alors à Walter Hill (alors scénariste) une fin plus optimiste... The Get-Away (Le lien conjugal) fut écrit en 1958.
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5.0 étoiles sur 5
Peckinpah dans le texte, 23 novembre 2009
D'accord, l'adaptation du bouquin de Thompson (le lien conjugal) est ici largement édulcorée (surtout la fin, lisez là). Mais la vigueur de la mise en scène, qui, comme toujours chez le grand Sam, explose dès le générique, ne se dément pas dans ce qui peut pourtant apparaître comme un produit de commande. Film d'action irréprochable, également par sa construction, entre tension et détente : le récit, d'abord fractionné, devient linéaire, pour mieux surprendre. Qui peut encore filmer la violence comme Peckinpah ? Des personnages bien campés, des crapules terminées au fusil à pompe, A. MC Graw qui change de love story, et Mc Queen marmoréen comme jamais.
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5.0 étoiles sur 5
Steve McQueen le magnifique, 24 novembre 2010
Il y a trente ans le 7 Novembre 1980, Steve McQueen disparaissait à l'age de 50 ans. Il en aurait donc aujourd'hui 80 et je ne peux pas m'empêcher de penser à ce qu'aurait été sa carrière s'il avait encore vécu ces trente dernières années. Je pense que de grands rôles l'attendaient encore. J'ai voulu à travers ce commentaire lui rendre hommage. Guet-apens(the getaway) et sorti aux USA fin 1972 et ce fût la deuxième et dernière collaboration entre Steve McQueen et Sam Peckinpah. Ils avaient tourné juste avant "Junior Bonner" sorti en Juin de la même année. C'est le premier thriller signé Peckinpah et l'on y retrouve les ingrédients qui ont contribués au succès des films du "Grand Sam": suspense, action, violence tournée au ralenti. Mais ici le héros, un truand nommé Doc McCoy, n'est pas un solitaire. C'est un homme marié. Emprisonné, son avocat(ben Johnson) parvient à le faire libérer, mais ceci en échange d'un service: Doc devra commettre un hold-up pour le compte du dit avocat. Deux autres hommes sont engagé, Jackson et Rudy, peu fiables mais Doc n'a pas le choix. Le hold-up réussi mais un gardien est abattu par Jackson qui le sera à son tour par Rudy. Doc et sa femme Carole se rendent chez l'avocat pour apporter l'argent. Ce dernier laisse entendre à Doc que Carole à payé de sa personne pour le faire libérer. Carole abat alors l'avocat et tous deux prennent la fuite avec l'argent. Une longue course-poursuite commence alors pour le couple. Les hommes de mains de l'avocat ainsi que Rudy sont à leurs trousses et la cavale ne manquera pas de rebondissements,de cascades et de fusillades. Guet-apens est un excellent film, bien mis en scène, bien interprêté, sur un scénario de Walter Hill et le concours de Roger Spottiswood. L'excellente B.O est signée Quincy Jones. Dans les seconds rôles on retrouve des habitués de Peckinpah, Ben Johnson, Dub Taylor, mais aussi Al Lattieri, un spécialiste des rôles de gangsters de cette époque. Après "Guet-apens", il se fera encore cogner par John Wayne dans "Un silencieux au bout du canon" et par Charles Bronson dans"Mister Majestyk". Steve McQueen alors au sommet de sa gloire crève l'écran. Voilà un film qui ne décevra pas ses fans et les amateurs de films d'action.
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