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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
une 4° unique,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Gustav Mahler : Symphonie n° 4 (CD)
Passé de Columbia à Deutsche Gramophon, Leonard Bernstein enregistre une deuxième intégrale des symphonies de Mahler, Chant de la terre non compris, avec de nouveau le New York Philharmonic dans les numéros 2, 3 et 7, mais l'Orchestre philharmonique de Vienne dans les 5°, 6° et 8° et dans les n° 1, 4 et 9 le Concertgebouworkest d'Amsterdam. Ce dernier a sur l'orchestre new-yorkais l'avantage de la beauté sonore et sur les Wiener Philharmoniker celui d'une tradition mahlérienne ininterrompue, là où les Viennois, qui pourtant la tenaient du maître même, l'avaient désapprise. Au soir de sa vie, Bernstein va au bout de sa vision avant qu'il ne soit trop tard. Il n'hésite pas à élargir le temps pour mieux dilater l'espace, pour que le mystère de l'univers puisse y entrer tout entier. Des tempi grands mais habités, donc. Cette cure aurait pu être fatale à la 4° symphonie, la plus légère de Mahler, mais elle l'encaisse en beauté, grave sans réellement verser dans le pompeux ni le solennel. Si les 2 premiers mouvements se parent de mille ombres tout en gardant dans l'esprit leur fraîcheur, les 2 suivants sont d'une originalité radicale. Le tragique du 3° mouvement, si difficile à amener sans rupture ni neutralisation, arrive ici dans un dégradé unique dans la discographie. Autre singularité dans le dernier mouvement : le choix d'un garçon et non d'une femme pour chanter la partie de soprano. Il est vrai que les voix adultes féminines n'y sont pas souvent mises en valeur : soit trop pointues, soit trop larges ou trop mûres, aucune peut-être n'a su donner à cette page son exacte tonalité bucolique, à la fois "réaliste", presque champêtre, et idéalisée, comme sur un nuage, ainsi que le fait ici Helmut Wittek. Des paris risqués mais largement réussis, donc, pour Bernstein.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Turbulences au paradis,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gustav Mahler : Symphonie n° 4 (CD)
Alors que la IV° Symphonie n'était pas l'élément le plus réussi de sa première intégrale new yorkaise, c'est en live au Concertgebouw d'Amsterdam que Leonard Bernstein a choisi de la réenregistrer en 1987 dans le cadre de ses témoignages mahlériens confiés aux micros de la Deutsche Grammophon.Les contrastes dynamiques et rythmiques, l'usage du rubato expressif, la souplesse agogique qui caractérisent le style ultime du chef américain ne sont peut-être pas les mieux adaptés si l'on considère le lumineux néo-classicisme de cet opus pétri de merveilleux. Mais il faut avouer qu'une telle liberté de ton le resitue dans l'esthétique hétéroclite des autres symphonies du compositeur autrichien, -rappelant les audaces de la légendaire version que Willem Mengelberg avait gravée avec l'orchestre néerlandais un demi siècle auparavant !, tout en éveillant la profonde émotion du « Ruhevoll » comme lui seul pourrait le faire. La moindre originalité de cette approche n'étant pas de recourir ici à un jeune sopraniste pour chanter le Lied final. Issu des rangs des Tölzer Knabenchor, la voix de Helmut Wittek éblouit par sa maîtrise et son expression candide. Qui veut entendre l'inimitable phalange amstellodamoise dirigée de façon plus conventionnelle pourra se reporter aux lectures de Riccardo Chailly, Bernard Haitink ou Edouard van Beinum. Si vous acceptez les quelques excès de sa baguette qui sont la marque de son profond enthousiasme pour cette musique qu'il a plus que quiconque aimée et défendue, Bernstein demeure irrésistible. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
sentiment mitigé,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gustav Mahler : Symphonie n° 4 (CD)
Je ne suis pas tellement en phase avec les critiques formulées sur cette version.Non décidément il faut s'armer de bcp de patience pour adhérer aux tempi affreusement lents des 2 premiers mouvements. Certes le 3e mouvement nous gratifie de quelques bons moments, pour nous remercier sans doute de notre patience précédente ; mais pour s'enchaîner par un 4e mvt sans âme, avec une voix de jeune homme qui ne nous emmène pas à l'adhésion ni à la sérénité. Car cette symphonie doit s'achèver sur une totale plénitude, par ces quelques notes se déclinant dans un silence heureux. Non je ressens ici un sentiment d'inachevé, Bernstein ne me fait pas aimer cette symphonie. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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