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Mars 1998. Le "tueur de l'est Parisien" est enfin arrêté et les Français mettent un visage sur le tueur en série ayant violé et assassiné plus d'une dizaine de jeunes filles. La psychose collective prend fin . Mais l'enquête ne fait que commencer sur le mystérieux Guy Georges, bien loin du "grand maghrébin athlétique" décrit par le portrait robot diffusé à l'époque. Les tueurs en série, les criminels, les malades sont un merveilleux sujet pour qui aime le sensationnel. Surtout si on a approché le "monstre". C'est le cas d'Omar Guendouz, un des auteurs de Guy Georges. Contre-Enquête sur le "Tueur de l'est Parisien". Photo-reporter, il a rencontré le criminel dans un squat lors d'un reportage sur l'univers des marginaux. Franck Spengler l'a aidé dans sa "quête de la vérité" comme il l'explique dans son avant-propos. Mais cette recherche dans le passé, les relations, la vie, le parcours criminel de Guy Georges et les photos exclusives diffusées au centre du livre donnent un côté voyeuriste à la démarche. De plus, les auteurs tirent parfois des interprétations toutes personnelles de certains événements de la vie du tueur. Quelle légitimité peuvent avoir ces conclusions ? Peut-être humaine. Sans doute déplacée. Et à coup sûr hâtive, comme l'ouvrage lui-même qui … malheureusement … est truffé de fautes de syntaxe, de grammaire. Quelle importance face aux faits décrits ? C'est pourtant là que peut se faire la différence entre une œuvre au sujet délicat mais méritant d'être prise au sérieux et une autre qui profite peut-être des feux de l'actualité pour paraître en librairie : le jugement de Guy Georges est prévu pour mars 2001. --Marine Segalen