Douglas Adams avait, peu de temps avant sa disparition, envisagé la rédaction d'un nouvel épisode de la cultissime trilogie en cinq volumes H2G2, insatisfait de l'achèvement de sa saga. Une volonté qu'aura finalement exécuté Eoin Colfer à l'occasion du 30ème anniversaire du commencement de la série.
Ceci en est mon commentaire.
La meilleure idée qu'ait eu Eoin Colfer en s'attelant à ce sixième tome, c'est de ne pas faire du Douglas Adams. Dans la forme, dans le style d'écriture, il se démarque en effet clairement de son illustre prédecesseur, renouvelant et actualisant du même coup, par petites touches, l'univers d'H2G2. Le fameux Sub-etha prend ainsi des faux airs d'internet et le guide du voyageur galactique ressemble à s'y méprendre à un certain moteur de recherche. Les "notes du guide", et les multiples digressions qu'elles occasionnent, sont d'ailleurs la meilleure trouvaille et même la marque de fabrique du livre.
Pour le reste, on regrettera peut-être l'absence des passages les plus surréalistes qui restent l'apanage d'Adams (en d'autres termes, ça manque un peu de discussions avec des matelas sur Squornshellous Zeta...) et, par conséquent, le fait que l'on rit rarement franchement bien qu'on sourit très souvent à l'humour de Colfer.
Mais, à vrai dire, peu importe. Le simple fait qu'il nous ramène dans l'univers fantastique d'H2G2, sans trahir un seul instant ce monde où les planètes se transforment à l'improviste en clafoutis, mérite, au moins de la part du fan d'H2G2 que je suis, de très chaleureux remerciements.