4.0 étoiles sur 5
un album assez expérimental, 8 mai 2012
3ème album du groupe...peut-être l'un des moins accessible et des moins connus...le dernier avec Ritchey James...
Je trouve que c'est un album assez expérimental,le groupe n'est pas seulement rock mais s'essaye à différents autres styles...
Titres que je préfère : Yes , Walking Abortion , She is suffering, Archive of pain
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4.0 étoiles sur 5
Combat Rock, 24 juillet 2010
Les Manic Street Preachers sont issus du lumpenprolétariat du Pays de Galles, particulièrement sinistré par les années Thatcher. Pas de bol géographique pour eux, la scène musicale florissante du début des 90's est à Manchester (en pleine furie Madchester) ou à Londres (tout le reste). Pour se faire remarquer, les MSP se devront d'avoir - accessoirement - du talent, mais aussi une furieuse hargne. Ils prôneront donc la radicalité ultime dans tous les domaines, avec en points de mire l'engagement politique à la Clash, les riffs de guitare qui arrachent tout à la Led Zep, et l'art d'écrire des morceaux qui visitent les traumas de l'existence comme les Who. Et comme chez les Who, un guitariste qui compose l'essentiel des textes et en laisse l'interprétation à son chanteur.
Le guitariste, c'est Richey James ... Un cas. Epais comme Johnny Thunders, aussi défoncé que lui, ne dédaignant pas quelque séance d'automutilation ou de scarification, client occasionnel d'asiles psychiatriques ou de centres de désintoxication, ... Le genre de way of life idéale pour faire des bons disques...
Et « The Holy Bible » est un bon disque. Leur troisième, celui qui doit concrétiser le bon accueil fait aux deux premiers. « Yes » d'entrée montre que l'on a affaire à des mélodistes exceptionnels, et le morceau sorti en simple fera une bonne carrière dans les charts.
Et le reste est plus ou moins de la même veine. Au centre de tous les titres, toujours la mélodie facilement mémorisable. Des riffs de guitare donnent ensuite la direction sonore ... Du glam (« She is suffering » comme un des 1ers singles de Suede et qui leur ressemble), du pop-punk (« Revol ») de la power-pop (« 4st 7lb »), du quasi hard-rock (« Mausoleum »), du punk à la Ramones (« Faster » avec ses bribes mélodiques empruntées semble t-il au « Sunday girl » de Blondie) ...
Les tendances quasi suicidaires de James se retrouvent avec des titres comme « 4st 7lb » (sur l'anorexie dont il souffre), « Intense humming of evil », les guère équivoques « Archives of pain », « Die in the summertime » ... Les brûlots politiques radicaux donnent des choses comme « If White America ... » (charge contre Reagan, sa moral mojority, et son alliée Thatcher), « PCP » (hymne punk à la Clash clôturant le Cd contre les flics et la justice). Seule la ballade comateuse à bout de souffle « This is yesterday » offre une respiration dans le déluge sonique de ce « Holy Bible ».
Ce disque sorti dans l'été 94 « démarrera » bien en Angleterre. Pour accompagner un frémissement des ventes aux States, une tournée est prévue au début de l'année suivante. Elle n'aura pas lieu. Richey James va disparaître un beau jour sans laisser de traces. Personne ne l'a jamais revu mort ou vif ...
Les trois autres ont continué, d'abord sous forme d'hommage à Richey James (le disque suivant « Everything must go »), ensuite pour capitaliser sur la notoriété du groupe ...
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