Fils d'un célèbre pédiatre, le professeur Alexandre Minkowski, et d'une traductrice, Marc Minkowski voit le jour à Paris le 4 octobre 1962.
Bassoniste
Après des études de bassoniste au Conservatoire et de la mise en pratique avec Les Arts Florissants de William Christie ou la Chapelle Royale, il apprend la maîtrise ... Plus de détails sur la Page Artiste Marc Minkowski
Hercules, c'est l'une des injustices faites à Haendel ! On s'accorde aujourd'hui à reconnaître que cet oratorio est l'un des plus aboutis du compositeur. Et pourtant… Haendel voulait composer un opéra, mais en 1745, le public anglais attendait un oratorio. Le récit de Sophocle servit de point de départ à ce drame de la jalousie. Pendant près de trois heures, il est porté par Anne Sofie von Otter qui incarne le rôle de Dejanire. Elle impose les diverses facettes d'un personnage qui sombre dans la folie, soutenue par la magnificence de l'orchestre des Musiciens du Louvre. La tendresse et la violence, toutes les facettes de l'esprit humain qui séduisirent alors le public anglais de la création, se trouvent réunies sous l'inspiration des interprètes. Ils apportent une touche incandescente et… visuelle à cet oratorio. --Étienne Bertoli
Descriptions du produit
3CD W/Les Musiciens Du Louvre/Anne Sofie Von Otter/Minkowsk
Cet oratorio n’en a vraiment que le nom et est aussi prenant que les opéras haendeliens les plus réussis. Comme toujours avec les Musiciens du Louvre, vous pouvez vous attendre a une interprétation théatrale à couper le souffle. La distribution est pour ainsi dire impeccable, si on excuse un Gidon Saks quelque peu frustre (mais ce manque d’élégance n’est-il pas propre au personnage d’Hercule ?). Van Otter a déjà fait l’objet de tous les louanges, mais les autres interprètres ne sont pas en reste. Dawson en Iole n’égale peut-être pas tout à fait sa performance extraordinaire de Ginevra dans “Ariodante”, mais prouve encore une fois qu’elle est sans aucun doute une des meilleures sopranos haendeliennes du moment. Son air d’entrée “My father ! Ah, methinks I see…” est des plus poignants. Le chant élégant de Croft est parfait pour le role du digne Hyllos. Et Daniels dans le role de Lichas est un bonus.
Je rejoins le commentaire précédent. Une grande partition de Haendel, des artistes au sommet, un chef génial. Mention spéciale à Richard Croft, confondant d'agilité. Mais pourquoi diable ne l'entend-on pas plus souvent ? Les voix de ténor qui n'agacent pas sont si rares !