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Haendel - Serse / Les Talens Lyriues, Rousset (Semperoper Dresden)
 
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Haendel - Serse / Les Talens Lyriues, Rousset (Semperoper Dresden)

Christophe Rousset , Sandrine Piau , Michael Hampe    DVD
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Détails sur le produit

  • Acteurs : Christophe Rousset, Sandrine Piau, Ann Hallenberg, Patricia Bardon, Isabel Bayrakdarian
  • Réalisateurs : Michael Hampe
  • Format : Classique, PAL
  • Langue : Italien
  • Sous-titres : Allemand, Anglais, Italien, Espagnol, Français
  • Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l'Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.).
  • Rapport de forme : 1.33:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : TDK UK Ltd
  • Date de sortie du DVD : 14 juin 2005
  • Durée : 160 minutes
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (6 commentaires client)
  • ASIN: B0009PS68E
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 60.620 en DVD & Blu-ray (Voir les 100 premiers en DVD & Blu-ray)
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Par Philomèle TOP 500 COMMENTATEURS
Format:DVD
C'était une entreprise ardue que de rendre justice à une oeuvre aussi complexe et audacieuse que ce "Serse" tardif de Haendel : pour réagir au désamour du public londonien, le compositeur utilise le meilleur moyen de produire du nouveau, à savoir revisiter des formes très anciennes, en l'occurrence celles de l'opéra vénitien du XVII°, qui mêlait le tragique au comique. "Serse" est donc, rappelant Monteverdi et anticipant Mozart, une sorte de « dramma giocoso per musica » dont le livret, alternant des airs très courts et des dialogues très vifs, sur un sujet au demeurant assez mince, retrouve le mélange des genres mais avec plus de finesse, l'humour prenant la place de la farce.
Le metteur en scène Michael Hampe réussit l'exploit de maintenir constamment cet équilibre, en distillant avec beaucoup de doigté l'humour au sein même du sérieux, sans jamais tomber dans l'excès de l'un ni de l'autre. Il est aidé en cela par les superbes décors et costumes de Carlo Tommasi et par l'éclairage de Mario Thoman : un camaïeu subtil de toutes les nuances du gris-bleu, sur fond noir et blanc, pierre, verre et argent, que seuls ceux qui sont insensibles aux beautés du noir et blanc au cinéma pourront trouver lugubre. On notera aussi les costumes très crédibles des trois rôles travestis, ainsi que l'élégance discrète des uniformes et de la gestuelle des serviteurs.
Les jeux de scène sont très sobres, mais raffinés : des mouvements économes, jamais gratuits, suffisent à en dire davantage qu'une grande agitation. Ainsi l'on rit et l'on est ému dans la même scène, sans que soit brisée la continuité : une conception aux antipodes de celle, débridée, d'un McVicar dans son "Giulio Cesare" avec William Christie.
Musicalement, on est tout aussi comblé : l'orchestre et la direction de Christophe Rousset sont irréprochables, et le plateau vocal presque idéal : dans le très lourd rôle-titre, la mezzo Paula Rasmussen est exemplaire de limpidité, de stabilité vocale et de prestance un peu lunaire, conforme à la naïveté du personnage. Avec un timbre plus chaud, l'Arsamène d'Ann Hallenberg est un de ses meilleurs rôles, très intériorisé (couleur délicieuse de ses lamenti). Amastre est incarné par la troisième mezzo, Patricia Bardon, bien servie par son timbre sombre (très émouvant duo avec Serse "Gran pena è gelosia", II.12).
Les deux soprani sont admirablement complémentaires : à la légèreté espiègle et virtuose de Sandrine Piau en Atalanta, s'oppose la rondeur charnue et onctueuse d'Isabel Bayrakdarian en Romilda. Enfin, les deux basses donnent toute satisfaction : Matteo Peirone réussit à être un Elviro imbécile et ivrogne sans lourdeur caricaturale, et Marcello Lippi (Ariodate) joue les balourds avec naturel.
Un seul reproche à faire à cette production : elle est trop courte, car pas moins de six airs ont été coupés, sans compter les récitatifs ! Pour les retrouver, il faut aller piocher dans les CD de Malgoire (1979) et de Christie (2003), dont les versions sont d'une qualité beaucoup moins homogène.
Mais tel qu'il est, ce DVD, bien enregistré et bien filmé en juin 2000 au Semperoper de Dresde, n'en est pas moins un merveilleux spectacle : c'est même à notre connaissance le meilleur DVD d'opéra de Haendel paru à ce jour.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
Exceptionnel 10 mars 2012
Par Verson
Format:DVD
Un grand opéra de Haendel, avec des airs parmi les plus connus de la scène baroque.
La mise en scène est créative, vivante, avec humour certain (humour voulu par Haendel, qui brisait là pour la première fois le carcan de l'opéra séria...)!
La casting est de très haut niveau, le chant baroquissime, l'orchestre à l'avenant !
Une très grande réussite.
Il est seulement dommage qu'il n'y ait pas de réédition car les stocks de neuf sont épuisés, et on ne trouve que de rares exemplaires de ce DVD en occasion.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Roger Dominique Maes TOP 50 COMMENTATEURS
Format:DVD
Haendel : Serse, Rousset, Dresde, juin 2000, 1 DVD TDK

Cet opéra créé en 1738, et qui fut un échec (cinq représentations) est une oeuvre expérimentale renonçant assez souvent à la structure figée des arias da capo (A-B-A) pour des ariettes ou arioso (A-B ou A seul) ce qui permet une action scénique beaucoup plus serrée, et préfigure celle que Mozart développera encore. Oeuvre restée longtemps célèbre pour ce qu'on appelait le "largo de Haendel", joué dans tous les kiosques, repris dans tous les coffrets best-of (avant même que cela porte ce nom) de la musique classique, le fameux "Ombra mai fu", premier aria de l'opéra, durant lequel Xerxès chante sa passion pour un platane et pour la qualité de son ombre, oui, oui ! Même si Xerxès ne passe pour un souverain émérite, on peut penser que cette anecdote rapportée par Hérodote, est une perfidie inventée de toutes pièces par le "Père de l'Histoire" pour ridiculiser encore davantage l'envahisseur vaincu aux yeux de ses compatriotes, trop rationnels, eux, pour s'amouracher d'un arbre et le couvrir de pierreries.

La mise en scène de Michael Hampe, dans des décors et des costumes noir et argent créant d'excessifs contrastes et reflets ce qui fait que l'image est souvent tout à la fois sous et surexposée, transpose l'intrigue dans la Perse des Shahs au début du XX° siècle, avec de belles trouvailles de mise en situation, une cour composée de personnages occidentaux et orientaux, des serviteurs, des gardes du corps, et un rôle muet, celui du Grand Chambellan, muet mais non inexpressif (plus drôle que le personnage comique d'Elviro), et qui pimente de ses mimiques perplexes une intrigue basée sur un conflit sentimental entre deux frères Xerxès et Arsamène, et trois amoureuses jalouses, bafouées, roublardes, remuantes et bousculées, tout cela se terminant par un happy-end aussi arbitraire qu'obligatoire, mais peu importe.
L'intérêt est dans la musique de Haendel, servie superbement par le petit génie (cheveux bouclés comme un page des Médicis tel qu'il se présentait encore en l'an 2000) nommé Christophe Rousset, et cinq cantatrices, d'où mon titre d'"opéra de ces dames" : Paula Rasmussen, Serse, belle voix et bonne actrice; Ann Hallenberg, Arsamène, vocalement supérieure à Rasmussen mais moins à l'aise dans son rôle travesti qu'elle n'arrive pas à rendre scéniquement crédible; Isabel Bayrakdarian, Romilda, voix ronde et ample, d'une belle puissance dramatique; Sandrine Piau, Atalanta, époustouflante meneuse de feux d'artifices vocaux, drôle, ironique, irrésistible; Patricia Bardon, Amastre, sombre mezzo jalouse, vengeresse et sensuelle. Distribution excellentissime que seules déparent les deux voix masculines, Elviro et Ariodate.
A voir et revoir sans se lasser.
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