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14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Très très recommandable, 1 mai 2009
Faramondo n'est pas le meilleur opera de Haendel mais il est tout de même meilleur que bien des opéras routiniers type Tolomeo, Alessandro, Floridante. L'équipe d'origine était brillante avec notamment le castrat soprano Cafarelli, grand rival de Farinelli. Haendel a écrit pour lui de très beaux airs même s'il n'atteignent pas le sublime de ce qu'il avait composé pour Carestini dans Ariodante ou Alcina. On attendait depuis longtemps une bonne version de Faramondo, eh bien la voilà. Le chef dirige extrêmement bien, avec un orchestre clair et incisif, rien avoir avec le poussif de Curtis dans Ezio ou Alcina récent. L'équipe de chanteurs va de l'honnête (les ténors et basses) au bon (Karthauser, Jaroussky) et même au très bon (Marina de Liso, Cencic). Je ne suis pas fan des contre-ténors dans les rôles de castrats, mais je dois dire que Jaroussky et Cencic sont ici admirable d'aisance et de musicalité dans des tessitures pourtant tendues de soprano. Sabata est certainement de point noir de la distribution, il n'est pas du tout crédible en méchant et fait de très mauvais effets pour grossir sa voix, il aurait fallu une bonne contralto type Mijanovic, Lemieux ou Stutzman. C'est tout de même la meilleure sortie CD de cette année Haendel !
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un opéra peu connu de Haendel enfin porté au disque par un chef et des chanteurs engagés, 15 juillet 2009
"Faramondo" est l'un des opéras de Haendel les moins joués : deux fois depuis sa création en 1738. Le présent disque vient combler une lacune discographique. 1. Le chef suisse Diego Fasolis dispose d'un superbe plateau vocal, des premiers rôles aux seconds couteaux (le contre-ténor Max-Emmanuel Cencic dans le rôle de Faramondo, Sophie Karthäuser dans celui de Clotilde ou encore Philippe Jaroussky dans celui d'Adolfo). La déception provient des falsettiste Xavier Sabata. Ces chanteurs sont également des acteurs qui nous ramènent au théâtre. 2. Diego Fasolis a compris l'esprit haendélien : l'accompagnement instrumental de l'ensemble I Barrocchisti est un modèle d'engagement et livre une lecture légère mais aussi vivante et variée de cet opéra oublié du compositeur saxon. Les récitatifs accompagnés sont interprétés avec la même conviction que les arias. Sans atteindre les sommets du génie haendélien, cette oeuvre se montre pleine de charmes et le fan(atique) haendélien que je suis ne peut cette saluer cette...(re)découverte.
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3.0 étoiles sur 5
Peut mieux faire, 26 avril 2009
D'emblée, cet enregistrement pose un problème de casting. Le rôle-titre est un rôle de castrat à la tessiture de soprano : passe encore de le confier au contreténor Max Emanuel Cencic, parce que c'est un des meilleurs, et il s'en tire honorablement, mais le rôle d'Adolfo est écrit pour UNE soprano, et Philippe Jaroussky, malgré tout son talent et son joli timbre, n'est pas crédible. En revanche, le rôle de Rosimonda est écrit pour une mezzo, mais on le confie à une soprano, Marina de Liso, qui l'assume assez bien, sauf certaines notes de poitrine vraiment pas belles. Surtout, comme elle a de l'énergie et un timbre assez raide - et desservie en cela par une prise de son dure et inconfortable -, elle paraît beaucoup plus virile que son contreténor d'amoureux ! Enfin, last but nost least, le rôle de Gernando, bien qu'écrit pour une contralto, est confié à un troisième contreténor, Xavier Sabata, qui n'en peut mais, à part d'affreux glissandi et autres bruits de gorge. Bref, c'est trop de contre-emplois, et on ne comprend pas ce que Diego Fasolis a prétendu faire dans ce jeu de passe-passe. Heureusement, la soprano Sophie Karthäuser est une Clotilde très satisfaisante (encore que son "Combattuta da due venti", acte II scène 8, pâlisse de la comparaison avec celui de Sandrine Piau en récital avec Christophe Rousset). Convenables aussi la basse In-Sing Sim (Gustavo) et le baryton Fulvio Bettini (Teobaldo), et la direction d'orchestre de Fasolis est très vigoureuse, plus engagée - mais aussi plus lourde - que celle d'un Alan Curtis. Signalons enfin l'absence de traduction française du livret, devenue habituelle chez Virgin, pour compléter notre déception.
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