Trop jeune, Mamie (sic - Lisa Kudrow) tombe enceinte. Elle promet de se faire avorter à son gamin d'amant, mais elle ment. Elle accouche et abandonne son enfant. Adulte, un jeune inconnu vient lui soumettre un projet farfelu : il l'aidera à revoir son fils à condition qu'il puisse filmer les retrouvailles et proposer ainsi son documentaire au concours d'entrée d'une école de cinéma. Tiraillée entre regrets et curiosité, elle fait une contre-proposition en mentant à nouveau. Elle fait passer son compagnon pour un gigolo, sujet plus intéressant à filmer, et gagne ainsi du temps pour amadouer le jeune pseudo-réalisateur et lui soutirer des renseignements sur son fils...
Un couple gay est persuadé que leurs amies lesbiennes ont fécondé leur enfant à partir du sperme de l'un d'eux, sans les prévenir. Se sentant trahis et pris de désir de paternité, il vont tenter d'en avoir le c½ur net, quitte à employer les stratagèmes les plus limites...
Enfin, un gosse de riche, qui n'ose pas faire son coming out, de peur d'être rejeté par son père devenu veuf, préfère mentir en couchant avec une fille très entreprenante. Mais elle est la pire des garces et décide de se faire le père juste après. Elle se laisse mettre enceinte exprès, espérant qu'élever cet enfant lui permettra de lui soutirer de l'argent...
Comme son nom l'indique, Happy Endings se terminera bien pour tout le monde, c'est dit dès le début du film. C'est dommage que les imbroglios scénaristiques déjà copieux soient alourdis par des quantités de "cartons", comme des étiquettes qui donnent des informations supplémentaires parfois superflues. En VO sous-titrée, il impossible de ne pas devoir revenir régulièrement en arrière pour distinguer les sous-titres voix entremêlés sans distinction à ceux des cartons (en italique, ç'eut été mieux). Une gymnastique qui peut vite rebuter.
Au final un film drôle et touchant, dont on sent toute la sensibilité gay de Don Roos. Lisa Kudrow est très à l'aise à la fois dans la comédie et le dramatique. Quant au charismatique Bobby Cannavale, dommage qu'on le voit si peu dans le film.