Après neuf ans sans album (BAD LOVE date de 1999), mis à part un CD de reprises au piano de ses plus célèbres titres en 2003, Randy Newman revient enfin avec, selon ses propres mots, le meilleur album de sa carrière.
Il est vrai que HARPS AND ANGELS contient des compositions magnifiques comme le remarquable (et déja remarqué) LOSING YOU, POTHOLES ou, une de mes préférées de l'album, EASY STREET. Les paroles sont toujours aussi critiques envers ses concitoyens américains (KOREAN PARENTS, A FEW WORDS, A PIECE OF THE PIE) mais il ne se ménage pas non plus: ses problèmes cardiaques dans HARPS AND ANGELS, ses trous de mémoire dans POTHOLES et le gap entre les générations dans ONLY A GIRL.
Les arrangements sont somptueux (sont de retour: Lenny Waronker et Mitchell Froom) et Randy Newman se bonifie avec l'âge. Il attribue d'ailleurs la longévité de son inspiration au fait qu'il n'est produit qu'occasionnellement des albums pop depuis ses débuts d'artiste solo en 1968.
Un album majeur donc dans la discographie du bonhomme qui comporte pourtant déja de nombreux chefs d'oeuvre.