Alors que les tomes 1 et 2 des aventures de Harry étaient clairement destinés à de jeunes lecteurs, tant au niveau du style que de l'intrigue, on entre avec "le prisonnier d'Azkaban" dans le vrai monde de J.K. Rowling, c'est le tome où tout bascule, et où l'on se surprend, en tant qu'adulte, à tourner les pages fiévreusement pour connaître la suite.
L'histoire: La tante de Harry vient passer quelques jours chez les Dursley et arrive à le faire sortir de ses gonds - il utilise la magie sous le coup de la colère et sait qu'il va se faire renvoyer de Hogwarts pour cette faute. Mais contrairement à l'année passée, il ne reçoit pas de lettre du Ministère lui annonçant son renvoi, bien au contraire, il est autorisé à finir ses vacances au Leaky Cauldron, contre la promesse qu'il ne sortira pas dans le Londres des Muggles. Il apprend bien vite la cause de ces attentions: un prisonnier s'est échappé d'Azkaban et semble lui en vouloir personnellement.
Le tome va de révélation en révélation sur le passé à Hogwarts des parents de Harry, sur leur lutte contre Voldemort, sur les causes de leur mort, un background que le lecteur boit avec bonheur.
La fin est vraiment étonnante, incroyable, on n'en revient pas, c'est de loin mon tome préféré à la fois pour l'imbrication des différentes intrigues, pour la noirceur qui continue de se dégager du monde des sorciers, et pour le côté "Agatha Christie" de la solution à l'énigme posée au départ, qui reprend au pied de la lettre la maxime "les apparences sont parfois trompeuses"...
A noter, les différences croissantes entre le film et le livre, cette fois, qui ne feront ensuite que se creuser de film en film, la multitude de détails devenant trop difficile à rendre au cinéma: cette fois, le film seul ne suffit plus à réellement comprendre la portée de l'histoire décrite dans "Le prisonnier d'Azkaban", vous y découvrirez de nombreuses choses non évoquées au ciné.