On faisait de sacrés trucs à c't'époque ! 4ème album de Neil Young, Harvest a été, en 1972, année de sa sortie la meilleure vente d'albums. Considéré à l'époque comme une aeuvre majeure de l'histoire du rock, Harvest figure désormais au 78ème rang du Rolling Stone Magazine. Crosby, Stills et Nash sont bien sûrs sur cet album de country-rock ainsi que Linda Ronstadt et James Taylor. Accompagné par les Stray Gators, des musicos de studio de Nashville, Neil Young nous livre un travail remarquable calibré grand public et ce, à 26 ans. C'est un album incontournable.
Heart of Gold raconte un voyage country à la recherche d'un « caeur d'or » pour purifier son existence. Résultat : immense succès international. A Man needs a maid est un hommage à Carrie Snodgress, une actrice, sa deuxième femme, qui vient de lui donner un premier enfant, Zeke. Are you ready for the Country et The Needle and the Damage Done (enregistré en public) sont autant de récits sur la descente aux enfers et l'addiction à l'héroïne de Dany Whitten du Crazy Horse, son groupe (Whitten quittera ce monde la même année) et de la mort pour les mêmes raisons de Bruce Berry, un proche du groupe. Dans Alabama, Neil Young traite le problème du racisme ce qui lui vaut une réponse immédiate de Lynyrd Skynyrd qui réagit avec Sweet Home Alabama. Harvest est un patchwork de chansons, sans liens et aux tonalités paisibles que Neil Young a voulu jouer soft, très relaxé pour ne pas mettre à mal plus encore une colonne vertébrale déjà bien meurtrie.
Un de mes albums préférés...pour toujours. A avoir impérativement dans toute bonne discothèque qui se respecte, même si After the Gold Rush est, à mon avis, ce que Neil Young, le mélodiste talentueux canadien a fait de mieux (A découvrir par ailleurs). Toujours est-il que pour faire ses premières armes dans l'univers si riche de Neil Young, Harvest est l'idéal car très accessible mais il ne représente en aucun cas l'aeuvre du génial Neil.