Décidément René Jacobs ne cesse de me surprendre.
Quelle fougue déployée dans la symphonie 91 ! Rythme saccadé, énergie flamboyante, on devient immédiatement captif de la science orchestrale développée par le Maestro.
La conversation entre les instruments est d'une incroyable clarté, d'une redoutable efficacité ; et cela s'entend grâce à une prise de son de haut niveau. Le violoncelle se taille une place de choix dans l'exécution pleine d'allant de Jacobs et cela est un pur moment de ravissement pour l'oreille. Haydn interprété avec une intensité tranchante, martelée de mouvements saccadés avec une rythmique époustouflante.
Une surprise de taille attends l'auditeur : La «Scena di Berinice » exécutée ici par Bernarda Fink, mezzo-soprano de son état. Magnifiquement appuyée par un orchestre en verve, tout en surprise, offrant à la soliste un sublime écrin, cette prestation est absolument renversante. Elle ajoute une plus-value considérable à cette gravure de deux symphonies de Haydn
L oxford est un pur délice. On ne s'y ennuie pas avec des allegros dignes d'un Beethoven.
Franchement, ce disque a tout pour plaire