D'une beauté transparente,le souffle féminin des choeurs emmène le chant lead à la manière d'une brise.Dès l'intro de "Heartache Avenue" il vous traverse l'esprit emportant au passage vos idées les plus caduques.
Le balancement ou tournoient insouciance et nostalgie, vous laisse rêveur assis à la terrasse d'un café,sous un soleil qui se noie d'ivresse dans les couleurs délicieusement fluos de quelque diabolo menthe, citron ou grenadine.
La pétillante mélodie ne vous lache plus,diffusant en vous ses mille petites bulles ,tandis qu'en fin de couplet le glissé de synthé projette l'"avenue" en une infinie perspective.
Si (selon dosage de sirop ) les compositions ne sont pas toutes du niveau du titre éponyme,elles s'enchaînent avec une égale légèreté au fil de l'album aux accents plûtot sixties, ou parfois même l'esprit aérien des Beach boys est évoqué "Nightmares" "Where I stand"
Ce disque est une confiserie,un souffle qui vous effleure le temps d'une parole, d'un beau regard croisé dont on n'expliquera jamais le fugitif mystère d'un charme intemporel.