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Commentaires client les plus utiles
8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Géantissime !!!,
Par Schub75 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heartland (CD)
Anciennement connu sous le nom de Final Fantasy, Owen Pallett a du abandonner ce nom évocateur d'un célèbre jeu vidéo Japonnais au profit de ses lettres baptismales. Et ce type n'est pas un inconnu. Tombé dans la potion violonique dès son plus jeune âge, il s'est fait connaître par ses représentations de soliste avant de découvrir progressivement son appétence pour la culture pop, sans renier ses origines.Ses collaborations ont alors été nombreuses travaillant notamment avec The Hidden Cameras puis plus récemment sur les 2 opus d'Arcade Fire en étant un compositeur actif et signant de fabuleux arrangements (tendez à nouveau l'oreille sur le terrible et indétrônable album Funeral). Mais son fil rouge, c'est sa propre production. Et Heartland en est sa troisième épreuve après deux albums sous le nom de Final Fantasy. On reconnait tout de suite la formation classique d'Owen ouvrant immédiatement son album sur de magnifiques orchestrations portées par des cordes, des cuivres et quelques pianos délicats. Et sa construction est surprenante, déroutante, parfois dissonante ("Mount Alpentine"), souvent bizarre ("Lewis Takes Action") tant on ne peut s'attendre aux motifs bigarrés qu'il nous sert. C'est qu'il détourne les règles du classique, crée des ensembles de percussions anachroniques (le fameux "Oh Heartland, Up Yours!"), s'entoure d'effets et de bruitages frôlant l'electro (le manifique "Lewis Takes Off His Shirt") et sert son ambition pop (l'incroyable et gigantesque "Tryst With Mephistopheles") et le ténébreux et retournant titre de clôture ("What Do You Think Will Happen Now?"). Et le plus surprenant c'est que l'on traverse une foultitude de paysages et de styles sans qu'à un seul moment l'ensemble manque de cohérence, la liaison de l'ensemble étant assurée par la voix magnifique d'Owen, d'une justesse et pureté à faire pâlir. Alors classique ou pop, impossible de savoir. Un style a part et indépendant c'est indéniable. Mais quel voyage, quelles sensations, quelle oeuvre remarquable. Impossible de passer à côté de cet ovni musical, que l'on aime ou pas les cordes, les cuivres, le classique, il y a dans cette inspiration un véritable univers, une symphonie pop et convaincante. Et pour répondre au dernier titre de l'album "Que pensez-vous qu'il va se passer maintenant ?", et bien, on va faire tourner en boucle. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Symphonique, lyrique et échevelé,
Par fabfour (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heartland (CD)
En voilà un album intrigant, riche, déroutant et presque addictif. Nul n'est besoin de connaître le CV du personnage (violoniste de formation, collaborateur des Arcade Fire, des Last Shadow Puppets, des Beirut) pour apprécier l'originalité d'un projet musical à la croisée de la musique orchestrale, l'expérimentation sonore et la pop luxuriante.Une telle ambition peut faire fuir l'auditeur intimidé, mais pour peu qu'on soit curieux, on appréciera la maîtrise de cet instrumentiste virtuose et la cohérence du voyage qu'il propose. Une véritable symphonie pop déstructurée, d'une liberté totale de composition. Et plus d'une fois, Pallett tutoie un maître en la matière : des titres comme « Lewis Take Action » ou « Oh Heartland, Up Yours ! » évoquent ce que pourrait produire de nos jours Brian Wilson des Beach Boys, s'il avait conservé intact son génie musical. La similitude des compositions et surtout de la voix de Pallett avec celle du maître californien, tout le long disque, est plus que troublante. Sa virtuosité constante d'arrangeur confère à ce disque un souffle, un lyrisme assez rares dans les productions actuelles. Bien sûr, l'entreprise n'échappe pas à une certaine emphase et on pourra juste reprocher un certain manque de modestie de l'entreprise. Ces réserves dites n'empêcheront pas de saluer un disque d'une beauté singulière, univers musicalement touffu, baroque, à savourer par bouffées. D'ores et déjà un des disques qui devraient figurer dans les palmarès de fin d'année, non ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
L'année commence bien,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heartland (CD)
Après un précédent album (He Poos Clouds) un peu obscur, mais sublime et qui a su dévoiler toute sa substance au fil des écoutes, Owen Pallett (travaillant jusqu'alors sous le nom de Final Fantasy) revient avec un album qui secoue sacrément.Imaginez que Björk et Andrew Bird, après moult écoutes de comédies musicales classiques (genre La Melodie Du Bonheur), se décident à faire un disque, vous avez une petite idée de ce qu'est cet album. Un peu comme si, au lieu de sortir des mille-feuilles indigestes (mais bons... mais indigestes... mais...), Rufus Wainwright avait décidé de faire dans la légereté. Exit les schémas classiques couplet/refrain, la composition est entièrement libre. Basée sur des instruments classiques, la musique sait pourtant se faire sauvage et libre. Cependant, là où He poos cloud déstabilisait par ses cris au milieu des chansons, Heartland a su intégrer ces moments pour donner un contenu très cohérent et appréciable dès les premières écoutes, un peu comme Björk a su le faire et on pense à l'elfe islandaise sur des chansons comme the Great Elsewhere, qu'on l'imagine bien interpréter. Mais la musique d'Owen Pallett n'appartient qu'à lui, il en fait une oeuvre très personnelle et touchante. Après l'introductive et splendide Midnight Directives, le ton s'apaise sur Keep the Dog Quiet et nous emmène sur une autre planète avec Red Sun N°5. Puis de fil en aiguille, alors que les chansons s'enchainent comme des perles, Pallett ressort ses talents de génial instrumentiste (déjà démontrés sur les disques de Beirut, Arcade Fire, Mountain Goats ou même Mika... oui, oui, ce mec est vraiment un touche-à-tout) avec Lewis Takes Off His Shirt. Et l'album nous ramène dans son monde jusqu'à l'incroyable conclusion What do you think will happen now? Il ne reste plus alors qu'à remettre l'album et l'écouter en boucle pour s'en imprégner et essayer de percer ses secrets, comprendre ses tournures folles et peu conventionnelles, se noyer dans cette musique d'une légèreté ébouriffante. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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