Bon..., les acteurs, De Niro et Pacino et Kilmer, et De Niro et Pacino et Kilmer, etc... etc.
Je vois que mes collègues ne parlent que d'eux dans leur critique, et c'est justice, on pourrait en écrire sur ces interprêtations de légende... sans oublier Jon Voight, fascinant et énigmatique partenaire.
Mais personne ne parle de ces 3 beaux portraits de femmes. Car nos héros ne vivent et ne souffrent que par et pour ces femmes.
Que de scènes sensibles ou DeNiro surprend dans sa relation avec la belle Amy Brenneman. Son innocence aura (presque..) raison de l'implacable Gangster. Ashley Judd dans sa relation volcanique avec Kilmer, leur dernière scène est l'une des plus émouvantes du film. Et que dire de Diane Venora, sublime actrice, essayant de maintenir au plus proche d'elle le bouillonnant Pacino, sans cesse à l'affut. Chacune d'elles renvoie au spectateur la vraie personnalité de ces hommes, qui peuvent apparaitrent bien différents de leur fonction respective.
Un scénario d'une richesse incroyable, des retournements de situations qui font avancer cette traque, au travers de scènes intimistes surprenantes, mais aussi et surtout de séquences ou la violence n'a d'égale que la beauté avec laquelle elles sont filmées. A ce titre, les parties de fusillades, de cambriolage sont d'un réalisme rare. Mais Michael Mann, même s'il sait s'entourer de talents (la musique et Dante Spinotti à la photographie, sans commentaires), gardera le secret de cette beauté confondante, ces visages en gros plan, ces élipses, ces respirations, et de cette alchimie montrant un Los Angeles picturalement saisissant, terre de drames et d'affrontements, avec ces hommes animés par leur pulsions, et ces femmes... qui les aiment.
A voir en DVD uniquement, à la 30ème lecture, le media est toujours intacte.