Acheter d'occasion
EUR 9,10
+ EUR 2,99 (livraison)
D'occasion: Bon | Détails
Vendu par chapitre_libraire
État: D'occasion: Bon
Commentaire: Spécialiste du livre. Service professionnel. Expédition en 24 heures des Pays de la Loire (France) en colis suivi. Confirmation de l'expédition par mail. Suivi de commande en ligne. 200 000 clients satisfaits.
Vous l'avez déjà ?
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus
Voir cette image

Heidegger, le Berger du Neant Broché – 20 septembre 2007


Voir les formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon Neuf à partir de Occasion à partir de
Broché
"Veuillez réessayer"
EUR 9,10

Offres spéciales et liens associés


Descriptions du produit

Extrait

Extrait de l'avant-propos :

Contrairement à la doxa dogmatique des «bergers de l'Être» qui continuent de présenter Martin Heidegger comme un philosophe «profond» voire même un «résis­tant» au nazisme, et ce malgré les preuves accablantes dont les historiens des idées disposent aujourd'hui pour démontrer son engagement total dans le «mouvement» et le «combat» hitlériens, nous proposons au lecteur trois analyses critiques du nihilisme de la «pensée» heideggerienne.
L'actualité «philosophique» nous y invite. Nous ne saurions en effet rester insensibles aux basses oeuvres et aux indécentes stratégies discursives utilisées par les oblats heideggeriens pour détruire - Destruktion - et éliminer purement et simplement le travail méticuleux entrepris par Jean-Pierre et Emmanuel Faye notamment, au sujet de l'introduction du nazisme dans la philosophie. Comme le dit Roger Dadoun dans le premier texte proposé, le «penser» en-tant-que-tank de Heidegger, la cuirasse philosophique livresque derrière laquelle son «esprit» (Geist) se retrouve barricadé et logé en un Bunker, s'est lentement fissuré durant ces dernières décennies avec la découverte de nouveaux documents et la volonté de certains chercheurs de sortir de la schizophrénie intellectuelle dominante séparant le Heidegger philosophe du Heidegger inscrit au NSDAP de 1933 à 1945. Pour défendre les zones éventrées du bunker et préserver «l'or du Bade-Wurtemberg», des escouades de caporaux de l'ordre existential ont fait brûler les forges et cogner dur et sec les marteaux de la philosophie-philosophique-qui-ne-fait-que-philosopher-profond. Et de tautologies en truismes, d'herméneutiques essentialistes en phé­noménologies du Mitsein («être-avec»), de galimatias «soucieux» en «résolus» brimborions, ils ont fini par col­mater les brèches en utilisant les pires arguments révi­sionnistes et en faisant mine de ne pas entendre le négationnisme patent de Heidegger lui-même. Les murs les plus hauts, les murs les plus inaccessibles, les murs les plus fondateurs finissent pourtant toujours par s'écrouler... Le mur de Berlin est bien tombé, au tour du bunker heideggerien !
Aussi, l'actualité politique nous tient évidemment en alerte. Les diverses tentatives de réhabilitation des idéologues du national-socialisme (Cari Schmitt et Ernst Jünger notamment), la résurgence des divers «Eichmann de papier», comme disait Pierre Vidal-Naquet, et surtout la banalisation historiciste de l'hitlérisme, se traduisent dans les urnes par les percées des partis néonazis en Allemagne et en Europe de l'Est. Lors de la dernière Coupe du monde de football, dont la finale s'est déroulée dans le stade de Berlin construit pour Hitler, les extrémistes du NPD (Nationaldemokratische Partei Deutschlands) aidés par des meutes supportéristes en plein délire nationaliste, ivres de sueurs et de gazon (de sang et de sol...), se sont frayés un passage dans la démocratie. Aucun discours dit postmoderne ne peut en minimiser le danger sans faire appel aux élans mystiques et mortifères d'un «retour dionysiaque» à l'humus, à la terre, aux origines, à la communauté tribale, aux mythes ancestraux et au mal. Nous ne comptons pas laisser passer cette apologie du fascisme sous la forme de la fête... En France également, le constat tout heideggerien d'un «oubli de l'être» couplé à une réhabilitation à peine voilée d'une «communauté du peuple au travail», prête à tous les sacrifices pour la santé de la nation (vision organiciste de la patrie), lance le nouveau président de la République ainsi que la plupart de ses ministres sur les chemins qui ne mènent pas à l'Autre : la création d'un ministère de l'identité nationale intégré à celui de l'immigration est un des analyseurs importants d'une identification völkisch du peuple et de la race. Les électeurs du Front national ne s'y sont pas trompés et ont choisi la «copie» après «l'original» dans le but de mieux concrétiser effectivement la peste émotionnelle - la peste brune.


Détails sur le produit


En savoir plus sur les auteurs

Découvrez des livres, informez-vous sur les écrivains, lisez des blogs d'auteurs et bien plus encore.

Commentaires en ligne

Il n'y a pour l'instant aucun commentaire client.
5 étoiles
4 étoiles
3 étoiles
2 étoiles
1 étoiles


Commentaires

Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?