31 internautes sur 35 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
The sky is the limit ..., 8 février 2010
Il est parfois très réducteur de résumer une appréciation d'un disque donné au nombre d'étoiles qu'on lui accorde. Massive Attack est sûrement un des groupes les plus importants de ces vingt dernières années et peu le contesteront. Leurs albums se situent généralement à des lieues au-dessus de la mêlée. Ils ont aussi la particularité de très bien vieillir, ce qui est aussi la marque des plus grands. Pour ces raisons, un album de Massive Attack vaudra toujours son pesant d'étoiles.
Heligoland est un album extraordinaire. Il contient une série de morceaux essentiels, tels que Paradise Circus et son clip vénéneux, Saturday Come Slow ou Rush Minute. Et surtout, il s'écoute comme un kaléidoscope aux ambiances hypnotiques, enivrantes, même si souvent glaçantes. David Lynch n'est jamais loin ...
Il n'est cependant pas aussi innovateur que certains de ses prédécesseurs. Difficile pourtant de leur en vouloir. Les artistes qui parviennent à tracer la route pour leurs compères pendant plus de vingt ans sont tout simplement rarissimes ou ... sont morts prématurément. Heligoland n'est sans doute donc pas l'œuvre majeure de la carrière du groupe mais il est tout simplement incontournable.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Le retour, 30 septembre 2011
Sept ans après un "100th window" fort décevant pour lequel 3D était seul aux commandes, Massive Attack est à nouveau un vrai groupe puisque Daddy G fait son retour. La conjonction des deux talents donne un bien meilleur résultat que la tentative solitaire. "Heligoland" peut nous réconcilier avec Massive Attack, même si l'album n'est pas à la hauteur des sommets que furent "
Blue lines" et "
Mezzanine". Car manque ici la surprise : le duo reste en terrain connu. À défaut d'expérimentation, nous avons l'expérience. Il met tout simplement en œuvre un savoir-faire qui est bien réel. Les invités vocaux se bousculent : l'habitué Horace Andy (est-il encore un invité ?), Hope Sandoval, Martina Topley Bird, Damon Albarn et même Tunde Adebimpe. Et l'album s'avère relativement changeant, variant les plaisirs, et plutôt inspiré.
(Krik, amazon.fr, 30/09/11)
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22 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Désolé de casser l'ambiance générale des commentaires mais..., 8 avril 2010
Précédé d'un EP digital qui donnait irrémédiablement envie d'en écouter d'avantage et d'une série de concerts dantesques tant d'un point de vue sonore que visuel, voila que sort enfin le tant attendu 5ieme album des rescapes du trip hop. On ne reviendra pas ici sur les départs et retours du personnel de l'entité Massive Attack, pas plus qu'on ne détaillera chacun des titres, tout cela étant largement et bien commente un peu partout sur la toile, mais on se dirigera plus vers une chronique d'une déception fabriquée.
Ainsi donc l'industrie du disque est au plus mal, et chaque sortie programmée d'un nouvel album d'un "monstre" plébiscité au temps ou une chanson n'était pas encore qu'un paquet de mégaoctets, chaque sortie donc est accompagnée de l'espoir immense de pouvoir remplir les caisses de la maison de disque jusqu'à la saison prochaine, caisses mises a mal par quelques fours hâtivement vendus comme "nouveau phénomène a l'univers personnel" mais surtout par les méchants pirates qui grouillent un peu partout sur la toile avec le sombre dessein de se venger, un peu, de toutes ces années ou on lui a refiler de la sombre bouse, allant parfois même jusqu'à la décliner en improbables remix, a prix d'or. Or, malheureusement pour ces pauvres maisons de disque, non contente de grouiller de pirates, le disque externe entre les dents, la toile abrite aussi nombre de chroniqueurs amateurs qui, loin de vivre de la manne publicitaire chère a la "presse commerciale" peuvent se permettre de donner leur avis sans se soucier de a survie de la main qui les nourris.
Ainsi donc la sortie de ce nouvel album de Massive Attack s'accompagnât un peu partout de comptes rendus laudateurs, de retour en grâce ad nauseum après un 100th Window unanimement descendu en flèche au prétexte qu'il était supposément glacial et inorganique. On retrouva cet arguments en tant d'endroits différents que l'on en vint a penser que, tel un parti politique cherchant a minimiser la baffe magistrale qu'il s'était pris aux dernières élections, la maison de disque avait distribue a qui voulait des éléments de langage propre a justifier les faibles performances commerciales de la précédente livraison, et rassurer tout le petit monde dépendant du succès du groupe sur le potentiel de ce nouvel album.
Ainsi donc le précédent était froid et angoissant ? Dont acte, le nouveau sera définitivement organique et Daddy G reviendra poser sa chaude voix sur force cordes et arpèges de piano. Le précédent était l'œuvre d'un seul homme empilant les couches synthétiques ? Le nouveau multipliera les guests, les anciens comme les nouveaux toujours dans les bons coups (isn't it Damon ?). Bref, si vous n'avez pas aime le 4ieme album, vous adorerez le 5ieme, promis, jure, crache.
Malheureusement, et sans envie aucune de jouer les originaux ou d'aller a contre courant de quoique ce soit, nous, on avait plutôt bien aime le maudit 100th Window, allez on va même se lâcher pour de bon, on l'avait même préféré a Mezzanine car aux climats lourds, poisseux et malsains de ce dernier, en permanence en descente de bad trip, il amenait une légèreté aérienne toute morphinée, cotonneuse, rêvée et éthérée. De longues plages de voyages en apesanteur, le murmure assourdissant d'ici bas disparaissant peu à peu dans la ouate pour un long trip somnolant.
Du coup, vous vous en doutez, c'est d'un sourcil interrogateur que l'on voyait s'approcher cette nouvelle livraison précédée de son flot de buzz. Alors oui les promesses sont tenues, des guests il y en a pléthore, du piano ? Partout et des cordes et des voix encore, ca commence même plutôt pas mal mais rapidement on sent que ca patine, la surenchère a outrance dissimulant mal le manque d'inspiration (un comble pour le groupe) et rien a quoi vraiment se raccrocher si ce n'est...et oui, même au milieu d'un quasi album de remplissage, allant même jusqu'à repiocher des morceaux dans le EP, émerge une perle, un morceau somptueux, torture et évident, poignant, dans la droite lignée des 100th Window justement, toujours ce trip désincarné Girl I Love You...but my love is gone...forever...de toute beauté, comme une main dans son infernale tour Montparnasse d'écrin. Plus sérieusement, voila sans doute l'un des plus beaux morceaux du collectif et la seule raison, avec peut être aussi l'Atlas Air qui clôt ce chapitre, pour laquelle il ne faudrait quand même pas se priver de jeter une oreille aux Massive réunis. Pour le reste, Splitting the Atom se suffisait à lui même.
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