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Hellblazer - John Constantine, Tome 1 : Péchés originels [Album]

Jamie Delano , John Ridgway , Alfredo Alcala , Jérémy Manesse
4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (4 commentaires client)

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Description de l'ouvrage

13 février 2008 Vertigo Cult
Bienvenue dans un monde déchu ... un monde hanté par la magie noire, les démons, et les fantômes d'erreurs passées... le monde de John Constantine. L'un des rares à pratiquer la magie en saisissant son réel potentiel, Constantine est trop malin pour s'y abandonner complètement... mais il ne peut échapper à son emprise, ni aux dangers qui l'accompagnent. Hélas, si lui comprend bien le prix d'une telle puissance, des amateurs en quantité illimitée sont prêts à signer n'importe quoi pour y goûter... et que ça lui plaise ou pas, son expérience chèrement acquise lui garantit d'être toujours mêlé aux catastrophes qui s'ensuivent.

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Détails sur le produit

  • Album: 200 pages
  • Editeur : Panini Comics (13 février 2008)
  • Collection : Vertigo Cult
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2809401918
  • ISBN-13: 978-2809401912
  • Dimensions du produit: 26,6 x 17,8 x 2 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (4 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 141.088 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
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5.0 étoiles sur 5 Pêchés Originels 25 février 2008
Par Aurel
Format:Album
Imperméable usé et clope au bec, revoilà John Constantine anti-héros notoire, détective de l'occulte, menteur et tricheur, qui combat les démons surtout pour leur prouver qu'il est meilleur qu'eux !

Devant le succès fracassant des deux albums 100% Vertigo que Panini nous a proposés en 2007, L'éditeur Franco-Italien a décidé - en parallèle des nouveaux épisodes - de nous présenter dans sa plus prestigieuse collection Vertigo les premiers pas du baroudeur de l'étrange.

Pêchés Originels réunit les neufs premiers numéros de la série régulière parus en 1988, après une première apparition du personnage dans Swamp Thing d'Alan Moore.

À noter que ces épisodes, qui ont été une pierre angulaire du succès de la ligne Vertigo sont totalement inédits en France !
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ces épisodes ont conservé leur acidité horrifique. 17 octobre 2012
Par Présence TOP 50 COMMENTATEURS
Format:Album
Le personnage de John Constantine a été créé par Alan Moore dans la série Swamp Thing. Il apparaît pour la première fois dans l'épisode 37 en juin 1985 (réédité dans Saga of the Swamp Thing 3 en anglais). Le présent tome comprend les épisodes 1 à 9 de la série mensuelle.

À New York, un responsable de bureau de poste est saisi d'une fringale inextinguible. Il mange une quantité de hamburgers incroyables, avant de dévorer plusieurs plats dans un restaurant, puis il essaye de manger l'une clientes, et succombe de malnutrition foudroyante. À Londres, John Constantine rentre chez lui et retrouve Gary Lester (un ami) dans sa baignoire. Pour trouver le fin mot de cette histoire, Constantine requiert l'aide de Chas (Francis Chandler, le chauffeur de taxi) et doit se rendre à New York pour travailler avec Papa Midnight.

Dans le troisième épisode, il doit mettre fin à une prolifération de yuppies soutenus par un démon. Ensuite il doit sauver Gemma Masters (sa nièce) d'un kidnapping avant qu'il ne soit trop tard. Il est ensuite confronté à une résurgence surnaturelle de conflits datant de la guerre du Viêt-Nam, puis à des skins bien fachos voulant débiter du pakistanais, à un cas de combustion humaine spontanée, à l'enlèvement de sa copine par un groupuscule religieux intégriste, etc.

Alan Moore avait fait de Constantine un personnage mystérieux, très bien renseigné, servant surtout à promener Swamp Thing d'une horreur surnaturelle à une autre, tout en rabaissant le monstre des marais pour sa naïveté et son intelligence limitée. Jamie Delano (scénariste anglais) a la lourde tâche de développer le personnage et de définir le ton de ses aventures. Il commence par définir rapidement sa vie antérieure au travers de 2 textes (reproduits en fin de volume) pastichant des articles de journaux. Il introduit des personnages qui auront la vie longue dans la série : Chas (il a même eu droit à sa propre minisérie : The Knowledge), Papa Midnight (il a également eu droit à sa minisérie : Papa Midnight), Emma Masters, Nergal, et les fantômes qui suivent Constantine, morts à l'occasion du fiasco de Newcastle.

Pour le ton de la série et la nature des aventures, Delano marie 3 ingrédients. Le premier est l'horreur issue des forces surnaturelles et des démons. Cela donne lieu à des scènes assez répugnantes, renforcées par les illustrations éloignées de l'esthétisme des superhéros. Il mélange cette horreur de carnaval avec un deuxième ingrédient que sont les horreurs de la société anglaise, anxiogènes ou révoltantes. C'est ainsi que John Constantine côtoie le libéralisme sauvage et la réélection de Margaret Thatcher, l'intégrisme religieux, la haine raciale, les traumatismes des soldats, la faim dans les pays sous-développés d'Afrique Noire, le début des années SIDA, etc. Le troisième élément définissant ces aventures réside dans le flux de pensée de John Constantine. Delano fait partager au lecteur les pensées du personnage principal, ce qui donne un accès à la perception de Constantine et aux sentiments qu'il éprouve devant chaque obstacle, et chaque catastrophe. Lion d'être artificiel, ce dispositif narratif rapproche le personnage du lecteur, et lui montre que son cynisme provient de son expérience avec les catastrophes (au début de la série, Constantine a 35 ans), et constitue l'armure sans laquelle il ne pourrait pas continuer. Ces 3 ingrédients s'amalgament pour former des histoires horrifiques à plus d'un titre, avec quelques rares pincées d'humour qui font ressortir, par contraste, l'horreur des événements.

Les épisodes 1 à 7 sont illustrés par John Ridgway, les épisodes 8& 9 sont dessinés par Ridgway et encrés par Alfredo Alcala. Ridgway utilise une esthétique assez réaliste et terre à terre, avec quelques cases renforçant l'horreur visuelle. Son style n'est pas très plaisant à l'oeil car il privilégie un encrage à base de traits fins un peu sec qui donne un aspect d'esquisse à certains visages, ou certains vêtements. Du coup, le lecteur n'a jamais l'impression de se rincer l'oeil sur des images complaisantes ; il est plutôt contraint d'affronter des visions peu avenantes. Pour la séquestration d'Emma Masters, le lecteur se retrouve dans une masure comportant des équipements récents (tels qu'un four à micro-ondes), mais qui évoque aussi l'insalubrité des taudis du dix-neuvième siècle. Quand les hallucinations de la guerre du Viêt-Nam prennent le dessus, la moiteur et la peur deviennent palpables. Quand Papa Midnight sacrifie un poulet, le sang tâche avec réalisme et quand ses zombies s'affrontent le choc du poing dans le visage fait mal à voir. Il n'y a peut être que le rendu des démons qui ne soit pas tout à fait à la hauteur. L'encrage d'Alfredo Alcala est moins précis, mais il fait mieux ressortir les textures.

Le tome se conclut avec la reproduction des couvertures de Dave McKean (qui passera ensuite aux couvertures de Sandman, et aux textes originaux qui figuraient sur la deuxième de couverture des 4 premiers épisodes (évoqués plus haut).

La densité de la narration et le mélange des éléments horrifiques surnaturels avec les horreurs quotidiennes de l'Angleterre des années 1980 permettent à ce récit d'être toujours aussi prenant et dérangeant.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Dispensable, même pour les fans 17 mai 2012
Format:Album|Achat authentifié par Amazon
Je suis très très mitigé sur cet album. D'une part c'est John Constantine dont je suis un grand fan qui en est le principal protagoniste et ensuite il faut bien vouer que certaines scènes voire certains chapitres sont assez réussis... je pense que quelques images me resteront bien en mémoire (notamment tout le passage avec les vétérans du Vietnam et le pote de John qui se perd dans le réseau informatique). Malheureusement, j'ai eu du mal à finir le livre, certes plutôt épais, car la lecture n'est pas des plus agréable dans l'ensemble. Que ce soit sur la continuité avec des éléments qui arrivent comme un cheveux sur la soupe, des persos qui débarquent au milieu du livre sans présentation, des évènements sans grand lien entre eux... et puis, je serai bien incapable de donner une intrigue générale par exemple. Ensuite au sein même des planches, l'écriture est plutôt saccadée, ce n'est pas fluide, le découpage n'est pas non plus très adroit et en gros il faut s'accrocher pour avancer au fil des pages.
L'effet de confusion est accompagné d'un manque de subtilité dans la définition des caractères des protagonistes, il n'y a que John qui semble avoir un fond de personnalité, ou des choix de thématique... Représenter les magnats de la finance et Tatcher, que je ne porte pourtant pas dans mon estime, comme des rejetons de l'enfer, on repassera. Tout ces éléments me font dire que les premiers épisodes de Hellblazer ont bien mal vieilli.
Bref, on est loin du niveau du début du run de Mike Carey.
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