Intercalé entre deux belles réussites du Genesis "moderne" ("Abacab" en 1981 et "Genesis" en 1983), ce deuxième et très personnel album solo de Phil Collins aligne de très bonnes chansons dans l'ensemble...
Je citerai, mis à part la bonne reprise de "You Can't Hurry Love" d'Aretha Franklin (qui s'intègre à merveille au reste) : "Thru These Walls" (ma préférée), nocturne et mystérieuse, qui se déploie peu à peu dans un flux somptueux, "I Don't Care Anymore", qui fait penser à du Peter Gabriel à la même époque, le super et ovniesque instrumental "The West Side", fulgurant, génial, très original, ou encore le tube "I Can't Believe It's True" tellement bon qu'on jurerait qu'il s'agit d'une reprise (mais non, c'est le génie mélodique de ce musicien complet - superbe chanteur, compositeur et bien sûr batteur aussi excellent qu'inventif). Je suis moins fan des slows, mais les goûts et les couleurs...
Au moins, les cuivres funky découverts par le musicien et dont il allait un peu abuser à mon avis, étaient plus à leur place dans cet album que dans "Abacab", totalement hors-sujets (même si cela ne concerne il est vrai qu'une seule chanson).
Mon album préféré de Phil Collins avec le premier, les suivants n'étant pas trop ma tasse de thé...