Vingtième album du groupe,
Hello Young Lovers utilise la même syntaxe musicale que son prédécesseur
Lil’Beethoven, avec des parties qui se répètent et s’enrichissent. Mais, aux orchestrations d’inspiration classique
de Lil’Beethoven, les Sparks rajoutent ici les guitares rock de leur période glam, ainsi qu’un supplément de folie.
« Dick around », long morceau d’ouverture, est en cela représentatif de cet ambitieux œcuménisme . Il débute dans un registre symphonique, avant que des guitares agressives ne l’amène faire une embardée dans le metal.
Sur
« As I sit to play the organ at the Notre Dame cathedrale », chanson toute aussi démesurée, Ron officie aux commandes d’un orgue endiablé, alors que Russel joue à l’enfant de chœur. Côté paroles, les Sparks excellent toujours en tant que chroniqueurs ironiques et pessimistes des relations humaines. Le cynisme de leurs textes est renforcé par les répétitions, comme sur
« The very next fight » qui évoque l’inéluctabilité des disputes conjugales, où
« Perfume », qui énumère une liste d’anciennes maîtresses associées à leur parfum.
Complexe et dense,
Hello Young Lovers, telle une monstrueuse pièce montée, peut être difficile à digérer d’un coup, mais chaque nouvelle dégustation semble réserver, à l’infini, une saveur inédite.
Thomas Mahler - Copyright 2012 Music Story