Revue de presse
Perplexe. Voilà mon sentiment après la lecture de cet ultime tome de Hellsing. Si la série n'a jamais eu un scénario particulièrement élaboré, on touche le fond pour ce dernier tome. Tout est rapidement expédié, les derniers opposants nazis disparaissent en quelques cases voire se suicident. Le revirement de Walter reste suspect et l'auteur rajoute dans la surenchère en propulsant un cyborg dans l'histoire. Pire : il fait disparaître le héros, Alucard, déjà peu actif dans les tomes précédents, pour ne le faire réapparaitre qu'à la toute fin sans vraiment d'explication. On a parfois l'impression que l'auteur fait du remplissage...
Le seul point positif est au niveau du dessin. En 10 ans, Kohta Hirano s'est terriblement amélioré de ce côté là. Depuis le tome 8, le dessin est moins anguleux, plus clair en particulier dans les scènes d'action souvent confuses par le passé. Le travail sur le contraste est quasiment parfait grâce à un encrage maitrisé : tout reste lisible bien que les pages soient très sombres.
Si l'animé aura rendu le manga célèbre, en raison de son ambiance, du charisme du héros et de scènes d'action bien réalisées, jusqu'à avoir une seconde version, le support original lui s'est vite essoufflé. Hirano baisse le rideau sur un final raté, bâclé pour une série qui s'avère complètement surestimée.
blacksheep
(Critique de www.manga-news.com )
Biographie de l'auteur
Kohta HIRANO se consacre très tôt au dessin et
choisit des études en conséquence.
Choisissant le cursus “dessin animé” d’une école professionnelle, il y
intègre le club de manga et se lance dans une carrière professionnelle
avant même la fin de ses études.
Après plusieurs œuvres au succès mitigé, il entame le manga qui fera de
lui un mangaka reconnu : Hellsing. Face à une popularité toujours
grandissante, un projet d’adaptation vidéo voit le jour et c’est ainsi
qu’une série de 13 OAV est produite par le studio Gonzo dont la
réputation n’est plus à faire.