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5.0 étoiles sur 5
Vous émois, 27 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Here'S To You (CD)
Nouveau volet des pérégrinations d'Ilene Barnes, cet album est dédié à sa mère et à ses fans. Beaucoup de "You" ici, jamais tout à fait les mêmes. Beaucoup de portes sur le pas desquelles s'interroger, auxquelles on frappe, auxquelles on se cogne ou bien qu'on claque, devant lesquelles on passe, pour une photo ou pour la vie. Quant aux serrures hermétiquement closes ; album à clés ?
L'atmosphère très guitares des précédents albums s'est arrondie d'un clavier, colorant, assouplissant des textes qui semblent s'être approfondis dans le registre des sentiments. Une variété tonale moins cinglante et plus ouverte qu'auparavant avec des envolées lyriques comme dans la bellissime "Lady". Des arrangements vocaux qui, n'ayant rien à prouver, ne cèdent jamais à la singerie du chant sportif mais passent, à sa convenance, des cris de chats en guerre aux roucoulades, dédoublements et abysses gutturaux. Il en ressort un mélange fruité de facilité, de fluidité et d'exigence toujours couplé à la rigueur de ne livrer que ce qu'Ilene Barnes a précisément choisi, sans concession. Un travail d'orfèvre où sa différence d'avec des artistes tels que Tracy Chapman, Ben Harper ou Joan Armatrading, auxquels on l'associe souvent, marque la distance..
Toujours des engagements mais plus précis et intimes qu'avant; vis à vis de soi-même, des autres, de l'Autre. Des encouragements, des découragements; entre garder le cap ou en changer. Les blessures physiques et tues ne sont plus que souvenirs qu'on hésite encore à partager quand les mots du présent prennent le relais en dégainant leurs dagues. "Les mots ne peuvent pas faire de mal", répète-t-elle comme pour s'en convaincre dans plusieurs chansons, mais ils ne sont pas sans conséquence.. La souffrance et les revendications restent au rendez vous, plus exposées, plus détaillées. Les ravissements et les règlements de compte aussi.. La noble guerrière de Yesterday comes (le précedent album) a beau avoir déposé l'armure, il ne fait pas bon se frotter à la montagne d'or dans "Make Me Shine "! Et si elle comprend la fascination exercée par la rêverie dans "Ode", pas question d'y prendre racine; la vie est faite pour être vécue, la prendre à bras le corps est la seule option.
Le paysage changeant, sinuant comme une rivière intarissable dans ses différents méandres, cascades et lacs donne la vision d'une balade inattendue. Décor chatoyant pour une Durga des temps modernes qui finit toujours par rebondir, quelqu'en soit le prix. Les auditeurs auront le choix entre prendre ses prises de position et confessions au premier degré ou bien se fondre dans l'entrelacs des différents niveaux de lecture se succédant dans un ordre déconcertant (cf; Proposal, Sticks and Stones et Tango); laissant imaginer d'autres profondeurs, charades et énigmes qui ne sont pas prêtes de livrer leurs secrets.. Le tout dans un plaisir d'écoute sans cesse renouvelé.
Merci et bravo !
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
détente assurée, 25 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Here'S To You (CD)
la voix grave d'Ilène Barnes est toujours aussi envoutante. Quelques morceaux plus doux et d'autres plus jazzy par rapport à ces précédents cd, avec de bons arrangements.
je le passe en boucle depuis que je l'ai acheté.
MV
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