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Highway 61 Revisited
 
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Highway 61 Revisited [CD]

Bob Dylan CD
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Page Artiste Bob Dylan

Discographie

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Photos

Image de Bob Dylan

Biographie

Bob Dylan, de son vrai nom Robert Allen Zimmerman, est né le 24 mai 1941 à Duluth (Minnesota). Adolescent, il trompe son ennui par l'initiation au piano et à l'harmonica, et dans la découverte des chanteurs de blues et de country, notamment Hank Williams. Il devient fan d'Elvis Presley et joue dans les Jokers, puis les Golden Chords, et s'approprie le nom de Bob Dylan.

1961 - 1966 : l'ascension et… Plus de détails sur la Page Artiste Bob Dylan

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Détails sur le produit

  • CD (22 mars 2004)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : CD
  • Label: Columbia
  • ASIN : B0001M0KEI
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
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13. From a buick 6 Écouter
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17. Just like tom thumb's blues Écouter
18. Desolation row Écouter

Descriptions du produit

Un Essentiel amazon.fr

Avec Highway 61 Revisited, Bob Dylan entre enfin corps et âme dans le rock, tel un nouvel esclave de la fée électricité. Surtout, depuis mars 1965 avec Bringing It All Back Home, on le sentait las de jouer les gratouilleurs auto-accompagnateur. En juillet, au Newport Folk Festival, il avait même troqué ses grolles râpées contre de classieuses Chelsea boots et de belles fringues ramenées de Londres. Pire, l'homme se rebelle et traîne avec le Band de Robbie Robertson. Cinq jours de session en juin suffiront à remplir cette Highway. Lorsque How does it feel/to be on your own/like a rolling stone... retentit sur les ondes, l'électrochoc est immédiat. Du son à l'instrumentation, Dylan innove, détruit ses propres effigies et s'attache à repenser sa musique. Collées au train de ce mythique "Like A Rolling Stone", huit autres perles déroutantes. La rythmique locomotive de Bobby Gregg et les incursions tranchantes du guitariste Mike Bloomfield sur "Tomstone Blues", l'orgue soul d'Al Kooper baignant dans le rhythm'n'blues sur la très amère "Ballad Of A Thin Man", la production d'un Bob Johnston jouant parcimonieusement avec des effets de réverbération, la vaste galerie surréaliste des freaks de "Desolation Row", cet immense Highway 61 Revisited permet à la poésie baroque dylanienne de trouver enfin un langage musical novateur. --Marc Zisman

Critique

Highway 61 Revisited, premier album entièrement électrique démarre par l’enregistrement en juin 1965 du révolutionnaire « Like A Rolling Stone ». C’est à l’époque le single le plus long de l’histoire du rock totalisant six minutes, quand la norme était de trois, aux fins de radiodiffusion. Basé sur un riff de piano inspiré de « La Bamba » de Ritchie Valens, « Like A Rolling Stone » contient selon son auteur « la haine la plus pure qu’il avait pu à un moment précis exprimer de façon honnête ». Ce monologue protestataire, que Dylan balance avec véhémence sur un ton mi-parlé mi-chanté, traite de la chute sociale d’un personnage qui s’est auparavant pavané dans la haute société branchée (ou de son hostilité vis à vis d’une récente compagne ? –« Miss Lonely »-…). Le ton est cruel, dur avec une amertume non simulée et il y a surtout ce fameux refrain qui pénètre l’auditeur comme un électrochoc : « How does it feel/To be without home/With no direction home/Like a complete unknown/Like a rolling stone ». La musique est au diapason avec la guitare sauvage de Mike Bloomfield (non prévu pour la séance, et amené par Dylan lui-même) qui se love sur l’orgue menaçant d’Al Kooper le nouveau venu, initialement prévu par le producteur Tom Wilson pour tenir les parties de guitare (il n’avait jamais joué d’orgue auparavant !). Un souffle incandescent porte ce titre dont Bruce Springsteen a dit un jour qu’avec ce morceau Bob Dylan avait libéré son cerveau comme Elvis Presley avait libéré son corps.

Avec le nouveau producteur de Bob Dylan pour le reste des chansons, Bob Johnston, l’album est bouclé en 4 jours, et la qualité du contenu est au moins égale à celle de « Like A Rolling Stone ». Par rapport à Bringing It All Back Home, le son est nettement mieux défini, plus riche en nuances et atmosphères. Ca y est, le ton est déjà donné là aussi avec la photo de pochette ; Bob Dylan est en colère. Dur, macho, rebelle, rock star… L’égal des actuels maîtres du monde, Beatles et Rolling Stones. L’instrumentation est énergique, parfaitement mise en place et la violence est maîtrisée. Les textes sont encore plus libérés, laissant cours à une verve étincelante comme sur le l’exaltant Blues parlé « Tombstone Blues ». Se mêlent à des références bibliques, une sarabande rocambolesque de personnages historiques comme Jack l’Eventreur, Cecil B. De Mille, Beethoven ou la chanteuse de blues Ma Rainey.

Les morceaux les plus rock « From A Buick 6 », « Highway 61 Revisited » et « Just Like Tom Thumb’s Blues » balayent tout sur leur passage dans un océan d’électricité sous mode « garage ».

« From A Buick 6 » est un hommage à un idéal féminin maternel, secourable et assez cabossé: « femme de cimetière » « belle de bennes à ordures », « ange des terrains vagues ».

Le boogie blues « Highway 61 Revisited » est un hymne à cette fameuse route qui part du Minnesota et va vers le Mississippi. Ce passage se réfère à l’époque où, adolescent, Bob Dylan prenait ce chemin afin de voir jouer des musiciens de blues qu’on ne trouvait pas à Hibbing. Jack Kerouac n’est pas loin…

Sur le plus lent « Tom Thumb’s Blues » (référence au Petit Poucet du poème Ma bohème d’Arthur Rimbaud),  Bob Dylan rejoint par cette Highway 61 le Mexique où il erre perdu sous des pluies torrentielles. « Les pluies », la pluie, ou plutôt la bataille avec la drogue sous des allures de partie de poker ? Dylan a avoué qu’il en usait à cette époque, l’isolant de la folie ambiante. « Rain » est une métaphore pour l’héroïne. « je me suis vite cogné des trucs plus durs/Tous m’on dit qu’ils me soutiendraient/Quand la partie deviendrait coriace/Mais c’était moi l’imbécile/Il n’y a eu personne pour suivre mon bluff » Pas de place pour lui dans un endroit aussi dépravé.

Le plus « soul » « It Takes A Lot To Laugh, It Takes A Train To Cry », trace un rythme plus nonchalant soutenu par la guitare inspirée de Mike Bloomfield tandis que « Queen Jane Aproximetely » a des airs de ballade des temps anciens.

Les autres pièces de choix de l’album du niveau de « Like A Rolling Stone » sont les longs « Ballad of a Thin Man » et « Desolation Row». Le premier est le morceau le plus crépusculaire de l’album avec ses accords sombres et pesants au piano. Tout comme « Like A Rolling Stone », il s’agit du procès d’un petit bourgeois égaré dans un monde énigmatique. Dylan l’apostrophe impitoyablement d’un « Do you Mister Jones ? ». De nombreuses interprétations ont fleuri sur son identité, mais il semble que ce soit un jeune journaliste effacé du Village Voice, Jeffrey Jones, que Dylan croisa au festival de Newport et accabla de ses sarcasmes au cours d’une interview. Mais la richesse du texte va plus loin décrivant un inadapté dans un monde fou et décadent.

Ce monde obscur, déliquescent est encore plus présent dans la longue épopée « Desolation Row », odyssée acoustique teintée de flamenco qui clôt l’album. Si la mélodie est féerique, les paroles sont très hermétiques offrant un défilé de figures connues, inconnues perdues dans un no man’s land culturel nommé « l’allée de la désolation ». Ce climat d’apocalypse grotesque fit dire ironiquement au chanteur que nommé président des Etats Unis, il s’empresserait de prendre le morceau comme hymne national.

Highway 61 Revisited demeure l’un des chefs d’œuvres de Bob Dylan, estimant lui-même être allé le plus loin possible dans l’expression de son art. Sa démarche de visionnaire, la puissance poétique des mots, la radicalité de la musique en font une oeuvre majeure, expression d’un désarroi ironique devant l’absurdité du monde contemporain. Et nous en avons la confirmation éclatante : outre son génie lyrique et musical, Bob Dylan, n’en déplaise à ceux que son timbre de voix insupporte, est un sacré chanteur !



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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 4ème de tous les temps..., 8 janvier 2010
Par 
JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Highway 61 Revisited (CD)
C'est le 6ème album de Dylan. Nous sommes en 1965 et l'artiste revient d'une tournée en Angleterre. L'album est fait en 4 jours. Découvrir Dylan par ce biais, c'est foncer plein gaz sur l'autoroute qui relie la New-Orleans à la frontière du Canada. De la liberté, de l'indépendance et du rythme électrique...Highway 61, c'est l'autoroute que prend Bob, jeune, pour aller voir les légendes du blues. OUAOUF ! N'en déplaise aux détracteurs : quelle voix !
Like A Rolling Stone est un morceau révolutionnaire car très long pour l'époque et qui a eu un impact réel sur les adolescents et sur le monde musical. Dylan y a mis un ton chargé d'agressivité et la guitare de Mike Bloomfield a fait le reste. On est alors loin du Dylan blues-singer et cela surprend ses fans. Le ton est dur et cruel avec un refrain qui te pénètre (How does it feel ...) mais la violence est canalisée ; c'est valable pour tout l'album.
L'écriture nous confirme que Bob Dylan est un song-writer hors pair. Tapez-vous Tombstone Blues aux références bibliques, From A Buick 6 est rock, Highway 61 Revisited, qui est un hymne-blues-boogie à cette célèbre route. Plus lent, Tom Thumb's blues. Plus sombre , Ballad of A thin Man.
Et puis il y a Desolation Row...chanson ambitieuse et de plus de 11 minutes qui est un grand carnaval mental mêlé de héros et de vilains (Bette Davis, Abel et Caïn, Romeo, Cendrillon, Robin des Bois, Casanova...) qui fait rire jaune son auteur qui y associe le grotesque, le rêve et l'existentialité. La musique est lente et la partie vocale adoucit quelque peu un « Desolation Row » qui revient obsessionnellement en boucle.
Highway 61 Revisited demeure l'un des chefs d'aeuvre de Dylan, le poète, le visionnaire au génie lyrique et musical sans égal. Le monstrueux Highway 61 Revisited de Papy Dylan qui contient de belles perles, est quand même 4ème album de tous les temps (Source Rolling Stones 2003) et Like A Rolling Stone la meilleure chanson. Vous pouvez vérifier !
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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Rockevolution, 16 juin 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Highway 61 (Revisited) (CD)
Lassé de son image de troubadour à l'harmonica, Bob décide de passer du folk pur et dur au folk rock et au blues rock. Le résultat est encore une révolution parfaitement illustrée par le premier tire Like A Rolling Stone qui reste à ce jour un des plus grand hymnes de la planète. Ayant compris que le Rock se doit d'être collégial, il s'entoure de musiciens de qualité, notamment Michael Bloomfield qui fut un des premiers grands guitaristes blues blancs. Malgré tout, Bob ne s'y perd pas et continue tout de meme à jouer de son harmonica sur la majorité des titres avec toujours un meilleur résultat sur les morceaux de Blues (Tombstone Blues, It Takes a Lot...). On se laisse entraîner tout au long de l'album par des chansons poignantes, poétiques et énigmatiques comme Ballad of a Thin Man, véritable chanson de saloon, ou Highway 61 Revisited où l'on découvre une sorte de Garage Rock totalement surréaliste. Clôturé magnifiquement par Desolation Row, cet album rappelle, avec un air de nostalgie, que rien ne serait arrivé sans Bob Dylan.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Masse de granit dans l'héritage mondial de la chanson, 6 janvier 2011
Par 
Nastasia Buergo (c'est fini) "découragée par ... (désormais sur www.babelio.com/monprofil.php?id_user=46049) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Highway 61 Revisited (CD)
Napoléon aurait dit "Je pose des masses de granit". Il ne s'imaginait sûrement pas que 150 ans après sa capitulation définitive, un petit chanteur juif américain allait lui aussi poser des masses de granit dans l'histoire de la chanson en utilisant comme symbole de la chute après les fastes, notre sérénissime général. Voici donc ce 6ème album de Dylan, pleinement assumé électro-rock, bâtit pour et autour de sa chanson phare "Like a rolling stone", véritable bijou tant musicalement, que par l'interprétation ou le texte, sans doute une de mes toutes préférées de Dylan (ce qui n'est pas peu dire). Par contre, je ne suis pas aussi enthousiaste que certains commentateurs sur le reste de l'album, je ne le trouve pas aussi homogène que certains albums très réussis et denses de bout en bout (comme entre autres The Freewheelin' Bob Dylan, Desire, ou voire dans un style à part Nashville Skyline) même s'il faut évidemment le considérer comme un album solide. Je trouve que le titre principal trône un peu seul au milieu d'un plateau (pas d'une morne plaine, attention, entendez-moi) au bout duquel ou trouve un autre bon titre marquant, à savoir "Desolation row". Voilà pourquoi je ne suis pas allé jusqu'à 5 étoiles, même si, à lui seul, le titre "Like a rolling stone" justifie pleinement la très bonne réputation de cet album.
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