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le 16 janvier 2011
Nous avions quitté Michelet avec les croisades, affrontement entre le Saint Empire et la Papauté dont le Pape est sorti vainqueur. Nous reprenons ici avec le nouveau conflit entre Philippe le Bel et la Papauté, choc qui voit la Papauté tomber sous la dépendance du roi de France pour près d'une centaine d'années, mais surtout le Moyen-âge perdre son unité spirituelle, sa vision du monde à travers la remise en cause du plus puissant des symboles, qui va faire émerger la possibilité nouvelle d'un « ordre civil ».

La naissance de l'ordre civil entraîne l'avènement de l'or, qui devient de plus en plus nécessaire au pouvoir central, poussant Philippe-le-Bel à tous les excès (il exploite l'infaillibilité du pape et ses bulles lucratives, il altère les monnaies et organise le terrible procès des Templiers), mais posant aussi les bases d'une nouvelle libération :
« Gardons-nous de dire du mal de l'or. Comparé à la propriété féodale, à la terre, l'or est une forme supérieure de la richesse. Petite chose, mobile, échangeable, divisible, facile à manier, facile à cacher, c'est la richesse subtilisée déjà ; j'allais dire spiritualisée. Tant que la richesse fut immobile, l'homme, rattaché par elle à la terre et comme enraciné, n'avait guère plus de locomotion que la glèbe sur laquelle elle rampait. Le propriétaire était une dépendance du sol ; la terre emportait l'homme. Aujourd'hui c'est tout le contraire, il enlève la terre, concentrée et résumée par l'or. [...] Le gouvernement, obligé d'agir au loin, rapidement, de mille manières, a pour principal moyen d'action les moyens précieux. La création soudaine d'un gouvernement, au commencement du quatorzième siècle, crée un besoin subit, infini, de l'argent et de l'or.
Sous Philippe-le-Bel, le fisc, ce monstre, ce géant, naît altéré, affamé, endenté. Il crie en naissant, comme le Gargantua de Rabelais : A manger, à boire ! L'enfant terrible, dont on ne peut soûler la faim atroce, mangera au besoin de la chair et boira du sang. »

Après la lutte entre la Papauté et la Royauté, Michelet nous raconte la naissance du plus terrible des conflits, l'opposition entre la France et l'Angleterre dans la guerre de cent ans (1337-1453), fléau qui s'ajouta à la Peste Noire de 1347 et qui dura le temps qu'il aura fallu à la noblesse française pour comprendre et accepter sa propre obsolescence, temps pendant lequel l'Angleterre a construit une nouvelle puissance économique, bien aidée par la colossale rançon exigée après la capture du roi Jean le Bon (curieusement, probablement l'un des plus mauvais rois de France - le bon signifie ici « le confiant, l'étourdi, le prodigue »), qui refusa d'adapter la tactique militaire française au nouveau monde qui l'entoure et réussit à se faire capturer lors de la bataille de Poitiers malgré un incroyable avantage numérique et qualitatif.

« La bataille de Créci n'est pas seulement une bataille, la prise de Calais n'est pas une simple prise de ville ; ces deux évènements contiennent une grande révolution sociale. La chevalerie tout entière du peuple le plus chevalier avait été exterminée par une petite bande de fantassins. [...] Une tactique nouvelle sortait d'un état nouveau de la société ; ce n'était pas une œuvre de génie ni de réflexion. Edouard III n'était ni un Gustave-Adolphe, ni un Frédéric. Il avait employé les fantassins, faute de cavaliers. [...] La bataille de Créci révéla un secret dont personne ne se doutait, l'impuissance militaire de ce monde féodal, qui s'était cru le seul monde militaire. »

Le tableau semble sombre, mais l'ensemble des grandes institutions françaises (Parlement, Etats Généraux...) est maintenant en place : « Aux prêtres, aux chevaliers, succèdent les légistes ; après la foi, la loi. »

Notons au passage encore une superbe introduction de Paule Petitier, qui permet de bien saisir le mouvement interne à l'Histoire de France de Michelet.
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le 26 juillet 2009
C'est le troisième tome de l'Histoire de France où l'on voit clairement l'apparition du peuple de France comme une force politique en soi, ce qu'il n'était pas auparavant. On y lit toutes les turpitudes des dirigeants, tant temporels qu'intemporels, rois et papes. Le sujet traitant, mais cela apparaît tout au long du bouquin, de la dévaluation de la monnaie notament sous Phillipe le Bel, est étonnament moderne et je dirais d'actualité. Et puis il y a toute la partie relative aux Templiers, la destruction de l'ordre, essentiellement aussi pour des raisons financières.... On y retrouve également des noms qui resonnent dans nos souvenirs d'enfants, le connétable Duguesclin, Etienne Marcel, les bourgeois de Calais.... Un bon livre qui met au net un certain nombre d'idées et d'acquis scolaires et autres.
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