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Histoire de Lisey Format Kindle

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Longueur : 566 pages Composition améliorée: Activé

Stephen King : tous les Ebooks Kindle
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Descriptions du produit

Extrait

Lisey et Amanda
(Tout Idem)

Autant dire que les épouses des écrivains célèbres sont invisibles au regard public et nul ne le savait mieux que Lisey Landon. Son mari avait remporté le prix Pulitzer et le Prix National du Livre, mais Lisey n'avait donné qu'une seule interview dans sa vie, et ce pour le célèbre magazine féminin où paraît la rubrique «Oui, je suis mariée avec lui !» Lisey passait en gros la moitié de ses cinq cents mots à expliquer que son diminutif rimait avec «See-See» (autrement dit, prononcez «Lissi»). Presque toute l'autre moitié concernait sa recette de cuisson lente du rôti de boeuf. Amanda, l'une des soeurs de Lisey, disait que la photo illustrant l'interview la faisait paraître grosse.
Aucune des soeurs de Lisey n'était immunisée contre les joies du lâcher de pavés dans les mares («semer du rififi chez les filles», pour reprendre l'expression de leur père), ou du lavage énergique du linge sale d'autrui, mais la seule que Lisey avait du mal à bien aimer était cette même Amanda. Aînée (et moins nette) des cinq filles Debusher natives de Lisbon Falls, Amanda vivait seule, dans une maison que Lisey lui avait procurée, une petite maison clés en mains pas trop éloignée de Castle View, où Lisey, Darla et Can-tata pouvaient l'avoir à l'oeil. Lisey la lui avait achetée sept ans plus tôt, cinq ans avant la mort de Scott. Mort prématurément. Mort avant son heure, comme on dit. Lisey avait encore du mal à croire qu'il s'en était allé depuis deux ans. Cela semblait à la fois plus long et comme le temps d'un clin d'oeil.
Lorsque Lisey s'était finalement attelée au nettoyage complet de la suite où il travaillait, une enfilade de pièces magnifiquement éclairées dans ce qui avait autrefois été le grenier à foin de la grange, Amanda s'était ramenée le troisième jour, alors que Lisey avait terminé l'inventaire de toutes les éditions étrangères (il y en avait des centaines) mais entamé tout au plus celui des meubles, signalant par de petites croix ceux qu'elle pensait devoir garder. Lisey attendit qu'Amanda lui demande pourquoi elle n'allait pas plus vite, nom d'un chien, mais Amanda ne demanda rien. Pendant que Lisey passait de la question des meubles à l'examen léthargique (elle en avait pour la journée) des cartons de correspondance empilés dans le bureau principal, l'intérêt d'Amanda sembla se focaliser sur les monceaux impressionnants de publications qui couraient sur toute la longueur du mur sud du bureau. Elle longea dans un sens, puis dans l'autre, cette accumulation serpentine, sans rien dire ou presque, mais en prenant fréquemment des notes dans un petit carnet qu'elle gardait sous la main.
Ce que ne dit pas Lisey fut Tu cherches quoi ? Ni Qu'est-ce que tu écris ? Comme Scott l'avait observé en mainte occasion, Lisey possédait ce qui est certainement un des talents humains les plus rares : elle s'occupait de ses oignons et ne s'en faisait pas trop si les autres ne s'occupaient pas exclusivement des leurs. Du moins tant qu'ils ne concoctaient pas des explosifs en vue de les balancer sur quelqu'un, et dans le cas d'Amanda, les explosifs n'étaient jamais exclus. Amanda était le genre de femme qui ne peut s'empêcher de sonder, le genre de femme qui ne manquerait pas d'ouvrir la bouche, tôt ou tard.
En 1985 son mari avait mis cap au sud, quittant Rumford où ils avaient vécu jusque-là («comme une paire de carcajous pris dans une canalisation», avait dit Scott après un après-midi de visite qu'il s'était promis de ne jamais réitérer). En 1989 sa fille unique, nommée Intermezzo, Metzie en abrégé, avait mis cap au nord, direction le Canada (avec un routier au long cours à son bras). «Une a volé vers le nord, une a volé vers le sud, la troisième n'a pu fermer son moulin à paroles éperdu.»

Revue de presse

On ne peut qu'admirer l'aisance avec laquelle l'auteur s'empare d'un sujet difficile pour en tirer un grand roman populaire. Il applique ici brillamment les codes du thriller fantastique sur une narration éclatée (à la manière des postmodernes américains), brouille les repères entre réalité et fiction, et livre une fable riche en émotions - même si la traductrice a été contrainte de supprimer une grande partie des jeux phonétiques originaux. Dédié à sa femme, Tabitha, Histoire de Lisey est aussi un magnifique cadeau de Stephen King à sa muse. Pas étonnant, dès lors, que la couverture ait des airs de bouquet de fleurs. (Baptiste Liger - L'Express du 15 novembre 2007 )

Détails sur le produit

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 1555 KB
  • Nombre de pages de l'édition imprimée : 566 pages
  • Editeur : Albin Michel (14 mars 2013)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN: B005OQDMUU
  • Word Wise: Non activé
  • Composition améliorée: Activé
  • Moyenne des commentaires client : 3.3 étoiles sur 5 35 commentaires client
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: n°26.482 dans la Boutique Kindle (Voir le Top 100 dans la Boutique Kindle)
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Commentaires en ligne

Meilleurs commentaires des clients

Format: Broché
Pour moi, Histoire de Lisey rappelle Sac d'Os à travers certains de ses passages et aussi - et d'avantage d'ailleurs - Rose Madder. Il y a également un air de Shining et de Vue Imprenable sur Jardin Secret qui flotte sur ces pages. Cela dit, Histoire de Lisey est suffisamment puissant pour être considéré comme une oeuvre à part entière, une des pièces maîtresse de l'oeuvre de King.

Déjà, ce livre est beaucoup plus passionnant que Roadmaster qui ne révélait pas grand chose du mystère de la buick, ce qui était très frustrant ; il est aussi beaucoup plus abouti que pouvait l'être Cellulaire. Histoire de Lisey est donc un roman largement plus ambitieux que les dernières oeuvres de King. De plus, si des romans comme Dreamcatcher et Roadmaster reflétaient l'état d'esprit très pessimiste de King (et post-accident), Histoire de Lisey reflète plutôt l'état serein (c'est du moins ce que je ressens) de l'auteur, qui semble ici comme enfin apaisé, malgré les côtés très tourmentés de l'histoire.
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Format: Broché
Lire un Stephen King, c'est comme se promener sur des chemins connus, riches de souvenirs. Celui-là nous emmène sur un sentier déjà partiellement exploré dans Sac d'Os, seulement, cette fois-ci, l'écrivain est mort, à moins que le narrateur ne soit Scott Landon, dont l'esprit soupire dans sa grange surchauffée. La structure est habile, réjouissante même pour les amateurs de narratologie, ou tout simplement ceux qui aiment jouer avec leur auteur préféré. L'écrivain qui se volatilise est une "image" qui existe dans un roman de Paul Auster, "La nuit de l'oracle". Là, cette image devient motif, puis leitmotiv.
Lire King c'est aussi accepter de se faire embarquer dans ses idées jusqu'à l'absurde, l'incroyable. Son talent est aussi là, qu'on accepte de le suivre aussi loin que ça, sans réticence ni soupir. Celui-là résulte d'un travail de langage impressionnant. Les accents, les expressions personnelles, caractérisent les personnages, mais surtout les relations qui existent entre eux. Lisey dit "toufu" au lieu de "Foutu", de la même façon que le vieux Landon bouffé de crapouasse. Les mots sont donnés et transmis, comme des héritages fabuleux.
L'environnement des personnages est fait de lieux, mais aussi d'expressions d'écrivains, qui sont autant d'effets de réalisme.
Comme pour 'La petite fille qui aimait Tom Gordon', L'auteur est parti d'un présupposé simple et familier, voire ennuyeux, un schéma basique et anodin autour duquel il a construit un édifice complexe et brillant. Il n'y a pas de vrai "grand méchant" personnifié dans ce roman.
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Format: Poche
D'accord je l'avoue, comme je l'ai lu dans un commentaire, j'ai moi aussi failli abandonner Lisey et son histoire au tout début, chez King le tout début pouvant dépasser les 100 pages.
Et puis, comme Lisey et ses intuitions (qui lui font laisser la bêche à Na'ya Lune, par exemple), j'ai repris la route et King a saisi ma main pour m'entraîner, me plonger dans son monde et sa mare aux mots.
Y a pas à dire, que King soit maître de l'horreur ou pas, je n'ai pas trouvé d'autre romancier capable de vous transporter vraiment "ailleurs" à partir de toutes nos petites et grandes tracasseries de la vie. Et en l'occurrence, et entre autres, la mort.
Certes, comme je le dis plus haut, le démarrage est poussif, confus et ne laisse pas présager de la qualité du roman. Mais en écrivant cela, je me rends compte que je dis une bêtise... car les débuts de pas mal de romans de King sont aussi excitants que le coulage de la dalle béton d'une maison. Justement, King pose habilement et patiemment les fondations, avant de nous élever des bon sang de murs dans une architecture pas croyable !
Histoire de Lisey (j'ai vu que la traduction du titre gêne certains... moi pas compris...) est de mon humble point de vue une oeuvre majeure de King. C'est une plongée dans l'amour, le deuil, la fraternité (la soeurité ?), la folie comme fléau, la folie comme porte de sortie et finalement un certain isolement (un contournement ?) vis à des vis des grands remparts sociaux de notre monde (la clinique pour fous, les adjoints du shériff barraqués et rassurants, l'hôpital, etc.). King nous ramène à l'essentiel : l'amour de nos proches, la perte de nos proches.
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