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Commentaires client les plus utiles
23 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un grand roman, dense et fiévreux,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire de Lisey (Broché)
Pour moi, Histoire de Lisey rappelle Sac d'Os à travers certains de ses passages et aussi - et d'avantage d'ailleurs - à Rose Madder. Il y a également un air de Shining et de Vue Imprenable sur Jardin Secret qui flotte sur ces pages. Cela dit, Histoire de Lisey est suffisamment puissant pour être considéré comme une oeuvre à part entière, une des pièces maîtresse de l'oeuvre de King.
Déjà, ce livre est beaucoup plus passionnant que Roadmaster qui ne révélait pas grand chose du mystère de la buick, ce qui était très frustrant ; il est aussi beaucoup plus abouti que pouvait l'être Cellulaire. Histoire de Lisey est donc un roman largement plus ambitieux que les dernières oeuvres de King. De plus, si des romans comme Dreamcatcher et Roadmaster reflétaient l'état d'esprit très pessimiste de King (et post-accident), Histoire de Lisey reflète plutôt l'état serein (c'est du moins ce que je ressens) de l'auteur, qui semble ici comme enfin apaisé, malgré les côtés très tourmentés de l'histoire. Avec Lisey, j'ai compris tout ce dont il parlait dans les dernières parties d'Ecriture, Mémoires d'un Métier, et ce roman, Histoire de Lisey, est un véritable hommage à tout ce qui lui a permis de s'accrocher et de continuer à (vivre) écrire, à savoir sa femme - ça c'est évident ! - mais aussi l'imagination, qui se trouve bien quelque part dans un endroit précis en chacun de nous, et qui a eu ce pouvoir, dans son cas à lui, de lui faire oublier la douleur et le désespoir les mois qui ont suivi son accident, comme il le dit si bien dans Ecriture ; je crois avoir saisi le sens d'Histoire de Lisey, et son message m'a profondément touché. Pour le reste, il faut être très patient lors de la difficile lecture de ce roman, où l'on tombe vraiment dans le fantastique à partir du milieu du bouquin, voir même un peu plus loin que le milieu. Avant cela, toutes les pièces du puzzle se mettent en place tellement lentement que s'en est irritant et que l'on se demande quand est-ce qu'il va enfin se décider à nous en dire plus et laisser le récit s'emballer. Et puis lorsque cela arrive, on plonge alors dans un univers purement Kingien, autrement dit absolument magique, et tous les doutes que l'on pouvait encore éprouver par rapport à cette histoire et même au talent de King qu'il avait autrefois de nous effrayer et de nous emmener dans des mondes vraiment inoubliables s'envolent d'un seul coup ! on étouffe sous le poids des mots (un déferlement narratif pour reprendre les mots d'un critique), mais on s'accroche avec Lisey, on s'accroche et à la fin, la récompense est énorme ! Un grand roman donc, puissant et émouvant (déchirante histoire d'amour !), merveilleux et cauchemardesque, et possédant aussi un côté disons plus « classique », dans le sens où ce roman peut-être classé ailleurs que dans les rayons fantastiques. Et ce roman, on le referme en étant assez bouleversé, triste et nostalgique ; pris dans l'histoire de Lisey - désormais l'un des personnages les plus forts que King ait créé - le retour à la réalité se fait douloureusement. Ca faisait longtemps qu'un nouveau roman de King ne m'avait pas autant plu ; il rappelle un peu les meilleurs moments de ses vieux romans, et il rassure après deux derniers livres peu convaincants. Bref, que l'on aime ou pas son nouveau style d'écriture - qui n'a plus rien à voir avec celui des années 80 et 90 - ou cette histoire qui étrangement n'en est pas vraiment une, et cette façon parfois très lente qu'on les choses de se mettre en place, King a de toute façon signé là un roman inoubliable. Voir un chef d'oeuvre ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
POURQUOI STEPHEN KING SERAIT IL QUE LE MAITRE DE L'HORREUR ?,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire de Lisey (Broché)
Je commence ce commentaire en vous avouant que je n'en suis qu'à la page 172 donc je ne peux pas noter l'oeuvre dans son integralité pourtant je peut déjà emettre une critique . Qu'est ce que j'aime dans ce livre ? C'est tout simplement qu'à l'instar de "différente saison" ou "colorado kid" King nous prouve une fois de plus qu'il est capable de faire autre chose que de l'horreur et qu'il peut dans tout type littéraire pousser la psychologie des personnages et leur socaibilité magistralement . Les gens qui lise Stephen king seulement pour le suspense et l'épouvante passe vraiment devant quelque chose . L'auteur le dit lui même :"je n'écris pas d'histoire d'épouvante j'écrit sur des gens" . J'avoue que le style d'écriture d'histoire de lisey peut dérouter mais c'est justement ça qui fait ça force . Aprés plus d'une soixantaine de livres king innove est c'est ça qui fait de lui le grands auteur qu'il est .
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
L'amour de l'art.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Histoire de Lisey (Broché)
Lire un Stephen King, c'est comme se promener sur des chemins connus, riches de souvenirs. Celui-là nous emmène sur un sentier déjà partiellement exploré dans Sac d'Os, seulement, cette fois-ci, l'écrivain est mort, à moins que le narrateur ne soit Scott Landon, dont l'esprit soupire dans sa grange surchauffée. La structure est habile, réjouissante même pour les amateurs de narratologie, ou tout simplement ceux qui aiment jouer avec leur auteur préféré. L'écrivain qui se volatilise est une "image" qui existe dans un roman de Paul Auster, "La nuit de l'oracle". Là, cette image devient motif, puis leitmotiv.
Lire King c'est aussi accepter de se faire embarquer dans ses idées jusqu'à l'absurde, l'incroyable. Son talent est aussi là, qu'on accepte de le suivre aussi loin que ça, sans réticence ni soupir. Celui-là résulte d'un travail de langage impressionnant. Les accents, les expressions personnelles, caractérisent les personnages, mais surtout les relations qui existent entre eux. Lisey dit "toufu" au lieu de "Foutu", de la même façon que le vieux Landon bouffé de crapouasse. Les mots sont donnés et transmis, comme des héritages fabuleux. L'environnement des personnages est fait de lieux, mais aussi d'expressions d'écrivains, qui sont autant d'effets de réalisme. Comme pour 'La petite fille qui aimait Tom Gordon', L'auteur est parti d'un présupposé simple et familier, voire ennuyeux, un schéma basique et anodin autour duquel il a construit un édifice complexe et brillant. Il n'y a pas de vrai "grand méchant" personnifié dans ce roman. Le fanatique est un leurre, il n'est que le vecteur de la catharsis de l'héroïne, celui qui la libèrera, non pas des fantômes du passé, mais de ceux de l'avenir. (pour qui a lu Dickens) Il est vrai qu'il est plus simple de faire de l'horreur ou de l'angoisse avec des vampires, loups garous ou autres morts vivants assoiffés de sang. Merci de ne pas avoir cédé à la tentation de la facilité, Mr King. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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