F.-G. Dreyfus propose une lecture très "modérée" de l'histoire de la Résistance française à l'occupant et au régime de Vichy. Il suit ainsi les traces de Robert Aron et d'Henri Amouroux, réduisant souvent ce grand élan libérateur à ses querelles (Résistance intérieure et France Libre, réseaux contre mouvements,"patriotes" contre "politiques"...). C'est l'histoire d'une minorité de la population française d'alors, que nous raconte l'auteur. Il ne fait pas l'impasse sur les "résistants" vichyssois, mais laisse à penser que l'attitude la plus conciliante avec le Régime de l'Etat Français de Pétain, n'était "tout comptes faits" pas si critiquable. C'est donc une vision assez "réconciliatrice" de la France occupée, parfois excessivement critique des actions de résistance qui est proposée au lecteur. Bien entendu le poids et l'impact des membres du Parti Communiste sur les mouvements de Résistance est plus que mis en exergue, c'est un point de vue... C'est ce manque de nuances et cette "stigmatisation" sous-jacente des Résistants qui m'ont déplu dans cet ouvrage. Il ne s'agit pas là de L'HISTOIRE de la Résistance, mais plutôt d'UNE HISTOIRE de la Résistance, nuance à garder à l'esprit !