Présentation de l'éditeur
Les canons de la beauté ont varié selon les époques : ce sont leurs transformations que restitue ce livre. Cette histoire décrit ce qui plaît ou ne plaît pas du corps dans une culture et dans un temps : allures et traits valorisés, contours soulignés ou dépréciés, moyens d'embellissement repensés. L'imaginaire y prend une large part au même titre que les valeurs d'une époque. La beauté n'a cessé de distinguer des individus ; en même temps, elle traduit les oppositions entre les groupes sociaux, les genres, les générations. Objet inquiet ou glorieux du miroir, elle est elle-même miroir des sociétés.
Quatrième de couverture
Il y avait une fois la Beauté. C'était au temps où l'on imaginait la perfection absolue. Mais la certitude d'une fixité esthétique s'est éloignée avec la place croissante faite à l'individu au seuil de notre monde contemporain : la recherche de beautés singulières, d'autant plus marquantes qu'elles seraient exclusives. Les pratiques de l'embellissement se multiplient et se diversifient, le maquillage, entre autres, où Baudelaire désigne une manière de « s'inventer soi-même » ; les soins aussi, les produits, les chirurgies d'aujourd'hui par où chacun rêve de construire sa personnalité. L'artifice est devenu roi. C'est cette histoire de la beauté absolue à la quête des beautés personnalisées que retrace ce livre, à travers la métamorphose des sociétés - tant les canons mêmes de la beauté sont tributaires d'une époque et de ses valeurs.