Pour ceux qui, au collège, ont planché, comme je l'ai fait en mon temps, sur le "De viris illistribus Urbis Romae", des textes de Cicéron, de César et ont pris goût, par ce biais, à l'immense culture Gréco-Romaine, lire Tite-Live c'est remonter aux origines. De Rémus et Romulus, fils de la Louve, à Brennus prenant d'assaut la Rome Républicaine (c'est à lui qu'on doit le fameux "Vae victis"-malheur aux vaincus-et l'épisode des oies du capitole-"La Roche Tarpéienne est proche du Capitole") en passant par l'enlèvement des Sabines, les rois fondateurs, le viol de la Vestale Lucrèce, on se plonge, s'imprègne, consomme cette fabuleuse naissance qui emprunte autant à la légende qu'à la réalité. Les Romains croyaient-ils à leur histoire (pour paraphraser Paul Veyne) ? Qui le sait. En tout cas, ce qui reste de leur trajectoire, vue à travers Tite-Live, Polybe, Salluste, César, Tacite et consorts, est à même de satisfaire le "goûteur" d'Antiquité.