Présentation de l'éditeur
One is ravished by the density of insights into cinematic questions....Truffaut performed a tour de force of tact in getting this ordinarily guarded man to open up as he had never done before (and never would again)....If the 1967 Hitchcock/Truffaut can now be seen as something of a classic, this revised version is even better. Phillip Lopate The New York Times Book Review
Quatrième de couverture
En 1955, François Truffaut rencontre Alfred Hitchcock pour les Cahiers du cinéma. En 1962, jules et Jim vient consacrer son talent de cinéaste et il prépare La peau douce (1964), de son aveu même le plus hitchcockien de ses films. Aux États-Unis, Hitchcock, avec Frenzy (1962), est au faîte de sa créativité et de son succès. Mais les critiques restent réticents.
Naît alors l'idée du « Hitchbook » : un livre dont Truffaut serait l'initiateur, le « provocateur » même, et qui révélerait la vraie nature de l'homme, vulnérable, sensible, et aussi les secrets perdus que détiennent les grands cinéastes qui ont commencé à l'époque du muet.
Hitchcock accepte le principe de répondre à 500 questions portant exclusivement sur sa carrière. Pendant cet entretien qui va durer 4 ans, Truffaut va l'interroger à la façon dont dipe allait consulter l'Oracle. Il tentera d'élucider à travers toute l'oeuvre de Hitchcock les mécanismes de ce « langage d'émotion » qui est le ressort de son style inimitable et le classe dans la catégorie des « artistes inquiets comme Kafka, Dostoïevski ou Poe ».
Le « Hitchbook » paraît en 1967. Après la disparition de Hitchcock, le 2 mai 1980, François Truffaut complète la première édition par un chapitre sur ses derniers films et une courte préface en guise de long adieu : « L'homme était mort mais non le cinéaste, car ses films, réalisés avec un soin extraordinaire, une passion exclusive, une émotivité extrême masquée par une maîtrise technique rare, n'en finiraient pas de circuler, diffusés à travers le monde, rivalisant avec les productions nouvelles, défiant l'usure du temps, vérifiant l'image de Jean Cocteau parlant de Proust : "Son oeuvre continuait à vivre comme les montres au poignet des soldats morts ". » --Ce texte fait référence à l'édition Relié .
Naît alors l'idée du « Hitchbook » : un livre dont Truffaut serait l'initiateur, le « provocateur » même, et qui révélerait la vraie nature de l'homme, vulnérable, sensible, et aussi les secrets perdus que détiennent les grands cinéastes qui ont commencé à l'époque du muet.
Hitchcock accepte le principe de répondre à 500 questions portant exclusivement sur sa carrière. Pendant cet entretien qui va durer 4 ans, Truffaut va l'interroger à la façon dont dipe allait consulter l'Oracle. Il tentera d'élucider à travers toute l'oeuvre de Hitchcock les mécanismes de ce « langage d'émotion » qui est le ressort de son style inimitable et le classe dans la catégorie des « artistes inquiets comme Kafka, Dostoïevski ou Poe ».
Le « Hitchbook » paraît en 1967. Après la disparition de Hitchcock, le 2 mai 1980, François Truffaut complète la première édition par un chapitre sur ses derniers films et une courte préface en guise de long adieu : « L'homme était mort mais non le cinéaste, car ses films, réalisés avec un soin extraordinaire, une passion exclusive, une émotivité extrême masquée par une maîtrise technique rare, n'en finiraient pas de circuler, diffusés à travers le monde, rivalisant avec les productions nouvelles, défiant l'usure du temps, vérifiant l'image de Jean Cocteau parlant de Proust : "Son oeuvre continuait à vivre comme les montres au poignet des soldats morts ". » --Ce texte fait référence à l'édition Relié .
L'auteur vu par l'éditeur
François Truffaut naïf à Paris en 1932. Après une enfance difficile faite de « 400 coups » et d'écoles buissonnières, il entre à 14 ans dans la vie active, vit d'amour du cinéma, des livres, et de petits métiers. Sa rencontre avec André Bazin, figure paternelle, lui permettra d'écrire ses premiers articles.
En 1953, il met au service des Cahiers du cinéma ses enthousiasmes, ses indignations et sa rage de convaincre.
En 1954, il tourne son premier film, Une visite, court métrage en 16 mm. En 1958, il réalise Les 400 coups, qui obtiendra le « Prix de la mise en scène » à Cannes. Suivront ensuite une vingtaine de films dont jules et Jim (1962), Baisers volés (1968), L'enfant sauvage (1970), L'histoire d'Adèle H. (1975), Le dernier métro (1980), La femme d'à côté (1981), Vivement dimanche ! (1983). De La nuit américaine (1973), qui remporte un Oscar à Hollywood, Hitchcock disait que «c'est de loin, le meilleur film jamais réalisé à propos d'un tournage raconté sous la forme d'une histoire de fictions.
Son amitié pour Hitchcock ne se démentira jamais, tant d'affinités souterraines rapprochent les deux hommes : la religion du cinéma, la rigueur, la passion, la fascination des stars, les enfances bouleversées, la peur. Artistes de l'anxiété, Truffant comme Hitchcock auront réussi chacun à leur façon à nous faire partager leur hantise. --Ce texte fait référence à l'édition Relié .
En 1953, il met au service des Cahiers du cinéma ses enthousiasmes, ses indignations et sa rage de convaincre.
En 1954, il tourne son premier film, Une visite, court métrage en 16 mm. En 1958, il réalise Les 400 coups, qui obtiendra le « Prix de la mise en scène » à Cannes. Suivront ensuite une vingtaine de films dont jules et Jim (1962), Baisers volés (1968), L'enfant sauvage (1970), L'histoire d'Adèle H. (1975), Le dernier métro (1980), La femme d'à côté (1981), Vivement dimanche ! (1983). De La nuit américaine (1973), qui remporte un Oscar à Hollywood, Hitchcock disait que «c'est de loin, le meilleur film jamais réalisé à propos d'un tournage raconté sous la forme d'une histoire de fictions.
Son amitié pour Hitchcock ne se démentira jamais, tant d'affinités souterraines rapprochent les deux hommes : la religion du cinéma, la rigueur, la passion, la fascination des stars, les enfances bouleversées, la peur. Artistes de l'anxiété, Truffant comme Hitchcock auront réussi chacun à leur façon à nous faire partager leur hantise. --Ce texte fait référence à l'édition Relié .